Lors de la visite sur un marché de bétail de la capitale
À quelques jours de la fête de Tabaski, le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou, a effectué une visite dans plusieurs marchés de bétail de la capitale. L’objectif est d’évaluer la disponibilité des animaux et suivre l’évolution des prix dans un contexte marqué par l’interdiction de l’exportation du bétail. Malgré la disponibilité, les prix demeurent élevés sur les marchés visités.
Pour éviter une flambée des prix de vente des animaux de sacrifice, en plus de l’interdiction de l’exportation du bétail, les autorités multiplient les actions de suivi des marchés. C’est dans ce cadre que le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou, s’est rendu successivement dans les marchés de bétail de la Rive Droite, de Lazaret, de Niamey 2000 et dans la ferme Indiana. A chaque étape de la visite, le ministre a échangé avec les revendeurs ainsi que les responsables des marchés afin d’appréhender la situation actuelle, notamment l’approvisionnement en bétail et les prix. M. Abdoulaye Seydou a exhorté les revendeurs à prendre en compte le contexte et la situation du pays et des populations afin de proposer des prix accessibles aux ménages.
Cette visite intervient également après la décision des autorités interdisant l’exportation du bétail, notamment des moutons et autres animaux destinés à la consommation. Une mesure que le ministre qualifie de « responsabilité » visant à préserver l’approvisionnement du marché national en cette période sensible pour les ménages.
Au terme de cette tournée, le ministre a indiqué que le constat est globalement positif concernant la disponibilité des animaux. Selon lui, les marchés restent bien approvisionnés et l’afflux du bétail vers la capitale s’intensifie progressivement à mesure que la fête approche. Cependant, malgré cette disponibilité, le ministre a déploré la cherté des prix dans les différents marchés visités. Il a estimé que cette situation contraste avec la baisse des prix enregistrée ces derniers mois sur plusieurs produits de grande consommation comme le mil, le riz ou encore le maïs, qui constituent une partie importante de l’alimentation du bétail. « Donc, s’il doit y avoir une corrélation responsable avec la baisse des prix des produits de grande consommation, normalement on doit assister à une baisse des prix des animaux, et non à une certaine constance des prix par rapport aux dernières années. Pour cela, il n’y a pas de raison qu’il y ait une hausse de prix du bétail ; au contraire, on doit y avoir une baisse », a estimé le ministre du Commerce et de l’Industrie.
M. Abdoulaye Seydou a appelé les commerçants à faire preuve de responsabilité afin de permettre aux populations d’accéder plus facilement aux animaux de sacrifice. Face à cette situation, a rappelé le ministre, les autorités vont poursuivre les actions de sensibilisation auprès des acteurs du secteur. Le gouvernement entend également veiller à ce que les activités commerciales restent conformes à la vision des autorités, qui placent l’accessibilité des produits de grande consommation au cœur de leurs priorités. Le ministre a, enfin, rassuré que l’État continuera à suivre de près l’évolution des prix du bétail dans les marchés afin de préserver le pouvoir d’achat des populations à l’approche de la Tabaski.
Yacouba Moumouni (Stagiaire)
