Vendredi 1er mai 2026, les militantes et militants de la Confédération Démocratique des Travailleurs du Niger (CDTN), à l’instar des autres travailleurs du monde, ont commémoré le 140ème anniversaire des événements de Chicago, à la mémoire des pionniers de la lutte syndicale pour un monde de travail empreint de justice sociale, de solidarité et de liberté de travail garantissant un travail décent. Dans la déclaration lue par le secrétaire général de la centrale syndicale, M. Idrissa Djibrilla, la CDTN se prononce face aux défis et dans un contexte de mobilisation générale.
Après avoir souligné le contexte dans lequel se tient la fête de cette année, le secrétaire général de la CDTN a indiqué que cette journée n’est pas une simple célébration. « Elle est le symbole des combats historiques menés par les travailleurs du monde entier pour la dignité, la justice sociale et de meilleures conditions de vie et de travail. Elle est aussi un moment de réflexion sur les défis actuels et les perspectives d’avenir », a-t-il affirmé.
M. Idrissa Djibrilla a insisté sur la nécessité de replacer le travailleur au cœur des politiques publiques. « Pour que le travailleur soit un acteur de la refondation, les conditions suivantes sont nécessaires : le respect de la liberté syndicale, la participation des travailleurs dans les institutions sociales, la protection des droits des travailleurs, l’amélioration des conditions de travail et la promotion d’un dialogue social sincère et inclusif », a-t-il dit.
Le secrétaire général a par ailleurs ajouté que la CDTN est convaincue que sans justice sociale, il ne peut y avoir de refondation véritable. « C’est pourquoi, il est important dans cette période historique pour notre pays de créer les conditions pour renforcer et consolider l’unité nationale en créant un cadre institutionnel approprié pour la refondation », a-t-il souligné. Sur le plan économique, M. Idrissa Djibrilla a plaidé pour des politiques diversifiées et un soutien accru aux secteurs productifs, en particulier l’agriculture et l’économie informelle tout en mettant en avant la nécessité de mettre en place des mécanismes de protection sociale adaptés aux populations vulnérables.
Face à l’insécurité dans la région du Sahel, la CDTN a rendu hommage aux travailleurs civils et aux forces engagées, appelant à un renforcement de la sécurité sur les lieux de travail, à l’accompagnement des travailleurs affectés par les zones de conflits et à la continuité des services publics essentiels. Le secrétaire général de la CDTN a enfin exprimé leur solidarité avec le peuple malien, confronté aux violences terroristes et dénoncé certaines interventions étrangères jugées déstabilisatrices, notamment au Venezuela et en Iran.
La célébration du 1er mai 2026 a été sanctionnée à la CDTN par la remise d’un cahier de doléances au gouvernement qui constitue une synthèse des principales préoccupations du monde du travail au Niger.
Abdoussalam K. Mouha (ONEP)
