Pour le gouverneur Mamane Issoufou, la JNA est un cadre ...
La région de Maradi a accueilli, le lundi 03 août 2026, la cérémonie officielle consacrée au lancement national des festivités de la Journée Nationale de l’Arbre 2026. Devant le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le gouverneur de la région, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, a fait un plaidoyer en faveur de la préservation de l’environnement. Il a également saisi l’occasion pour présenter les résultats obtenus par la région dans la protection de ses forêts classées et dans la régénération des sols et la plantation d’arbres.
Dans son allocution à la cérémonie officielle, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou a expliqué que la région de Maradi a enregistré, au cours du premier semestre de l’année 2026, des résultats significatifs dans sa politique de mise en œuvre des orientations nationales en matière de restauration des écosystèmes et de gestion durable des ressources naturelles. Ces résultats, a-t-il dit, sont le fruit des efforts conjugués de l’État, des services techniques déconcentrés, des collectivités territoriales, des partenaires au développement et de « l’engagement remarquable des communautés locales ».
Le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou a expliqué que le site retenu cette année est situé dans la forêt classée de Kouroungoussaou, dans la commune rurale de Chadakori, département de Guidan Roumdji, et couvre une superficie de 50 hectares consacrée aux actions de restauration, de protection et de valorisation de l’environnement. La plantation réalisée sur cet espace, soutien-t-il, constitue non seulement une contribution concrète à l’effort national de reverdissement du Niger, mais aussi « un cadre privilégié de sensibilisation, d’éducation environnementale et de mobilisation collective autour de la nécessité de protéger durablement notre capital naturel ».
Au demeurant, les aménagements réalisés sur le site, les dispositions organisationnelles prises et la forte mobilisation des populations du Gobir et Katsina, témoignent d’un travail abattu par les autorités administratives et locales pour la conscientisation de la population sur l’importance de l’événement.
Production de 683 417 plants forestiers pour le reboisement
Le gouverneur de Maradi a annoncé la récupération par la région de 2 536 hectares de terres dégradées à travers des actions de restauration des sols, de réhabilitation des espaces fortement affectés et de renforcement des capacités productives des terres, ainsi que la protection de 11 337 hectares dédiés à la régénération naturelle assistée, une approche innovante favorisant la régénération naturelle des espèces végétales adaptées aux conditions écologiques locales.
La région a également produit 683 417 plants forestiers destinés aux opérations de reboisement, au renforcement du couvert végétal et à la restauration des zones dégradées. Elle a ouvert 763 kilomètres de bandes pare-feu, contribuant à la protection des formations végétales contre les feux de brousse et à la préservation des ressources forestières, et débarrassé 1 440 hectares des plantes envahissantes terrestres afin de préserver les espaces agricoles et pastoraux indispensables aux activités des populations.

Une des plus grandes réalisations de la région de Maradi dans ce premier semestre de l’année 2026 est l’empoissonnement de trois (3) mares, dans le but de contribuer à la valorisation des ressources aquatiques, au renforcement des moyens d’existence des communautés riveraines et à l’amélioration de la sécurité alimentaire. Cette action, de même que les autres réalisations, constitue un investissement majeur en faveur de la résilience environnementale et du développement local.
Au-delà des résultats physiques obtenus, s’est réjoui le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, les actions sur le terrain ont permis de créer des opportunités économiques à travers la promotion des emplois verts, l’amélioration des revenus des populations bénéficiaires et le renforcement des capacités des communautés dans la gestion durable des ressources naturelles.
Œuvrer pour un Niger plus vert, plus résilient et plus prospère
Le gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, s’est dit convaincu que les défis écologiques auxquels le Niger fait face exigent une vision prospective, une gouvernance responsable des ressources naturelles et une implication constante des communautés à la base. « C’est dans cette dynamique que nous appelons à la poursuite et au renforcement des actions de reboisement, d’entretien des plantations, de récupération des terres dégradées et de sensibilisation environnementale », a-t-il déclaré.
Saisissant l’opportunité de la célébration de la Journée Nationale de l’Arbre, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou a renouvelé l’attachement de sa région aux idéaux de paix, d’unité nationale, de développement durable et de préservation du patrimoine naturel du Niger, tout en réaffirmant leur engagement collectif à construire un Niger résilient et prospère. « Notre ambition est de contribuer à l’émergence d’un modèle de développement durable fondé sur la valorisation de nos ressources naturelles, la responsabilisation des communautés et la préservation des équilibres écologiques. Nous avons la conviction profonde qu’un Niger plus vert, plus résilient et plus prospère est à notre portée, à condition que chaque acteur joue pleinement son rôle », a-t-il insisté.
Dans son engagement pour la cause commune, la région de Maradi, a déclaré son gouverneur, demeure consciente des défis environnementaux auxquels elle est confrontée. « Avec son important potentiel forestier, constitué notamment de dix-sept (17) forêts classées et de plusieurs domaines protégés, notre région dispose d’un patrimoine naturel considérable qu’il nous appartient de préserver avec rigueur, responsabilité et détermination », a-t-il poursuivi.
Dans cette perspective, l’administration régionale, en collaboration étroite avec les services techniques compétents de l’État, les communautés locales et les principaux acteurs du secteur, poursuit ses actions d’éco-restauration des terres. « Ces efforts traduisent notre volonté commune de bâtir un environnement plus résilient, plus productif et davantage capable de soutenir durablement les activités agro-sylvo-pastorales au bénéfice des générations actuelles et futures », a affirmé le premier responsable de la région.
La JNA, une opportunité au service du développement inclusif du Niger
Pour le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, la Journée Nationale de l’Arbre est devenue au fil des années, un véritable cadre national de réflexion, d’évaluation et d’engagement collectif autour des questions environnementales. « Elle nous rappelle que la protection de notre environnement ne saurait être l’œuvre des seuls pouvoirs publics. Elle constitue un devoir citoyen qui interpelle chaque Nigérienne et chaque Nigérien », a-t-il plaidé devant le Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Face aux effets du changement climatique, l’avancée de la désertification, la dégradation progressive des terres, la raréfaction des ressources naturelles et les défis liés à la sécurité alimentaire, a-t-il insisté, la restauration des écosystèmes apparaît aujourd’hui une véritable nécessité stratégique.
Le gouverneur de Maradi a salué le choix du thème « La restauration des bases productives, pilier de la Refondation » pour la célébration de cette journée nationale de l’arbre, édition 2026. Cette décision, selon lui, traduit parfaitement le lien étroit entre la préservation de l’environnement, le développement économique, la résilience des communautés rurales et la sauvegarde des moyens d’existence des générations actuelles et futures. « Les arbres que nous plantons aujourd’hui ne sont pas de simples végétaux ; ils représentent un investissement durable pour l’avenir et incarnent l’espoir … Ils constituent également les gardiens silencieux de notre patrimoine écologique et les témoins vivants de notre responsabilité envers les générations futures », a-t-il expliqué, une fois de plus.
En définitive, l’édition 2026 de la Journée Nationale de l’Arbre marque selon le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou « une nouvelle étape dans notre marche commune vers une gestion durable et responsable de nos ressources naturelles ».
Souleymane Yahaya (ONEP)
