Le ministre de la Communication échange avec les acteurs des médias lors de la rencontre
Dans le cadre de l’ordonnance du 26 décembre 2025, relative à la mobilisation générale, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, M. Adji Ali Salatou, a convié le vendredi 10 avril 2026, l’ensemble des professionnels des médias du Niger à une rencontre d’échanges. Cette réunion vise à exposer aux acteurs des médias les grandes lignes de la mobilisation générale et à solliciter leur engagement pour une mobilisation médiatique autour des questions de la défense de la patrie.
L’appel du ministre a suscité une forte mobilisation des acteurs de la communication, incluant les journalistes du public et du privé, les animateurs des web TV, des radios communautaires, ainsi que les blogueurs, influenceurs et animateurs des plateformes numériques, venus nombreux participer aux échanges. Il a été l’occasion pour le ministre en charge de la communication de délivrer un message à leur intention. Le ministre Adji Ali Salatou a solennellement souligné que le Niger traverse une période qui exige de chacun, en tant que citoyen, dans sa sphère d’intervention, lucidité, responsabilité et engagement collectif. La sauvegarde de la patrie, a-t-il indiqué, n’est pas seulement une affaire de l’Etat ou des institutions publiques, «elle vous concerne également, vous, qui analysez, informez, influencez et forgez l’opinion publique».
« Dans ce contexte où la communication est devenue une arme de destruction, nous devons l’utiliser pour défendre notre patrie », a déclaré M. Adji Ali Salatou. « Que l’on soit journaliste, chroniqueur, animateur de radio ou de TV, blogueur ou influenceur, on est d’abord un citoyen qui vit et ressent le pouls de la nation ainsi que les corollaires du terrorisme que nous imposent ceux qui tentent par tous les moyens de nous ramener dans un ordre ancien ou nos choix nous sont imposés, notre cohésion et notre unité nationales sont menacées, et où nos ressources nous échappent », a-t-il martelé. Toutefois, il a salué les efforts constants que déploient les professionnels des médias pour informer, sensibiliser et accompagner les populations avec professionnalisme, malgré des conditions parfois difficiles. Cet engagement et cette résilience face aux défis multiformes sont nécessaires pour soutenir la mobilisation des Nigériens dans leur ensemble, autour des idéaux portés par les plus hautes autorités, pour la défense, la stabilité et l’intégrité du pays, a-t-il relevé.
Par ailleurs, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information a rappelé l’esprit de la mobilisation générale, laquelle prévoit un ensemble de mesures à prendre, afin de garantir avec efficacité et efficience le passage des Forces de défense et de sécurité, des Institutions de la République, des autres organismes de l’Etat et des structures socio-professionnelles, de l’état de paix à l’état de guerre, avec l’affectation des ressources humaines, matérielles et financières nationales à la défense de la patrie. Au-delà des dispositions politiques et militaires, l’ordonnance a balisé la dimension civique et citoyenne de la défense nationale, confiant à chaque Nigérienne et chaque Nigérien dans son environnement professionnel ou social un rôle à jouer. Enfin, il a invité chacun à un engagement ferme, dans ce mouvement national au service de la résilience collective.
Présent à la rencontre, le président de l’Observatoire National de la Communication (ONC), M. Ibrahim Manzo Diallo, a annoncé que son institution adoptera, dans le cadre de la mobilisation générale, une délibération fixant des règles précises sur la manière dont les médias doivent traiter, produire et diffuser l’information.
Cette délibération, telle qu’expliquée par le président de l’ONC, prendra en compte plusieurs aspects concernant les médias. Elle va tout d’abord assurer un équilibre entre la liberté d’expression, le droit à l’information et les impératifs de sécurité nationale. Elle exigera ensuite de chaque professionnel de la communication une vigilance accrue dans la vérification des informations et veillera à ce qu’aucun contenu sensible, susceptible de compromettre la sécurité nationale, attiser les tensions sociales ou nuire à l’effort de notre pays ne soit diffusé. La délibération mettra également en place des obligations spécifiques pour les acteurs de l’information en ligne, tout en garantissant une liberté de débat et d’expression dans le respect des lois en vigueur.
Au cours des échanges qui ont nourri la rencontre, des participants ont proposé des recommandations pour garantir la participation effective de tous les acteurs des médias. Parmi les orientations suggérées à cet effet, le renforcement de capacités des acteurs, l’amélioration de leurs conditions de travail et l’implication de tous les acteurs, sans exception, dans les questions relatives à la mobilisation générale. En réponse à ces suggestions, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, M. Adji Ali Salatou, a indiqué avoir pris bonne note de ces suggestions. De plus, il a rassuré les participants quant à l’amélioration des conditions de travail des professionnels des médias.
Bachir Djibo (ONEP)
