Projection du film par ‘‘Tabou Production’’ suivie d’échanges sur la promotion et la protection des droits des femmes
Après deux semaines de formation au Centre d’études linguistiques et historiques par traduction orale (CELTHO), l’équipe Tabou production a procédé, le lundi 9 mars 2026, à la clôture de ses activités. Cette dernière est marquée par la projection d’un film fiction sur la thématique des violences basées sur le genre. Ce film est une réalisation pratique issue de la formation et intervient dans un contexte de célébration de la journée internationale des droits de la femme.
Les spectateurs ont suivi ce film de sensibilisation avec une attention particulière et ont formulé des recommandations afin d’améliorer la qualité de production de ces types de scènes plus ou moins sensibles. En effet, tout en situant le sujet dans son contexte, les producteurs ont souligné que malgré les évolutions, les femmes continuent à subir des violences dans la société. C’est pourquoi, selon l’équipe, il est crucial de continuer la sensibilisation afin d’éveiller les consciences, encourager les femmes dans leurs initiatives et lutter contre les violences basées sur les genres.
« La journée de la femme est très importante pour nous dans le sens où c’est une journée pendant laquelle les droits des femmes ont été reconnus. Donc c’est pour cela qu’on avait pensé aussi à consacrer un petit moment d’aide pour pouvoir faire un film, dans le sens de sensibiliser les gens par rapport à la question de la violence à l’endroit de la femme », a expliqué Mme Aicha Macky, directrice de Tabou production. Pour elle, il est irresponsable de croiser les bras face aux maux et aux violences au sein de la société.
« Souvent, les gens se disent que quand quelque chose se passe chez mon voisin, même s’il y a une vie qui est en danger ou menacée, je ne dois pas intervenir tout simplement parce que ce n’est pas mes oignons. Alors que cette femme qui est en train d’être violentée, c’est la sœur de quelqu’un, c’est la mère de quelqu’un », déplore-t-elle avant d’appeler les citoyens à user du bon sens pour résoudre les problèmes liés à la violence. « Il faut intervenir car sensibiliser, ce n’est pas forcément à la télé qu’on le fait, c’est aussi dire à mon voisin violent, vous avez un comportement qui n’est pas décent, essayez de voir comment vous allez régler le problème à l’amiable », recommande Mme Aicha Macky.
Yacouba Moumouni (Stagiaire)
