Sur le site du futur waqf public cimetière de Niamey
Une visite officielle du site destiné à abriter le futur ‘’waqf public cimetière de Niamey Bourbourkabé’’ s’est déroulée, dans la matinée du 5 mars 2026. Le lieu est situé sur la route de Ouallam, à quelques encablures du centre-ville de Niamey, dans le village de Bourbourkabé, commune rurale de Karma. Cette visite, organisée par la Haute Autorité du Waqf (HAWaqf), marque une étape importante dans le processus de mise en œuvre de ce projet à vocation sociale et spirituelle.
La délégation était conduite par le ministre, directeur de cabinet du Président de la République, Porte-parole du Gouvernement, Dr Soumana Boubacar, tutelle technique de la HAWaqf. Elle comprenait également le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, les administrateurs délégués de la Ville de Niamey et de la commune rurale de Karma, ainsi que des autorités coutumières et religieuses.
L’objectif de cette visite était de prendre connaissance du site appelé à accueillir ce waqf public, une démarche qui s’inscrit dans les études techniques préalables à la réalisation du projet. D’une superficie de plus de 52 hectares, ce terrain est destiné à servir d’espace funéraire pour la communauté musulmane de Niamey et de ses environs.
Selon le directeur général de la Haute Autorité du Waqf, Mahamadou Bello Waziri, la création de ce nouveau cimetière vise notamment à désengorger le cimetière musulman de Yantala, en service depuis plusieurs décennies et aujourd’hui fortement sollicité. Il a souligné que le projet s’inscrit pleinement dans la mission sociale et spirituelle du waqf. « Ce waqf public d’une superficie de 52 hectares est affecté à la communauté musulmane de Niamey et de ses environs. Conformément à ses missions, la haute autorité du Waqf assurera la gestion de ce site dans le respect de la charia et des normes en vigueur », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, il a indiqué que cette visite officielle constitue une étape essentielle dans le processus des études techniques nécessaires avant le lancement effectif du projet. Le responsable du HAWaqf a réaffirmé la volonté de son institution de travailler en synergie avec toutes les parties prenantes afin d’assurer la réussite de cette initiative.
Pour sa part, Dr Soumana Boubacar a rappelé l’importance de la solidarité autour de ce projet. « Tout musulman est appelé à apporter sa contribution, car c’est notre dernière demeure », a-t-il déclaré. À cette occasion, il a offert une contribution personnelle de 500 000 francs CFA destinée à soutenir le projet. Il a également assuré que l’État jouera sa partition dans la réalisation de cette initiative.
Institué par l’ordonnance n°2019-20 du 20 septembre 2019, ratifiée par la loi n°2019-49 du 30 octobre 2019, le waqf public désigne : « Tout bien constitué waqf géré par une personne publique et dont la jouissance est affectée à des œuvres de charité et de bienfaisance ainsi qu’à la réalisation d’une œuvre d’intérêt général ». Dans le cas présent, ce waqf public sera géré par la Haute Autorité du Waqf au profit de la communauté.
À terme, le projet du cimetière waqf de Bourbourkabé ambitionne de contribuer à une meilleure organisation des espaces funéraires de la capitale et d’offrir aux populations un cadre conforme aux normes et aux valeurs spirituelles de la communauté musulmane. Les promoteurs espèrent que cette initiative servira d’exemple pour le développement d’autres projets waqf au Niger, en faveur du bien-être social et du développement communautaire.
Oumar Issoufou, Envoyé spécial
