À l’approche des examens de fin d’année, la mobilisation citoyenne pour le Développement de Yantala (IR Yanta) poursuit son engagement en faveur de l’éducation à travers une initiative de renforcement des capacités des candidats au BEPC 2026 dans plusieurs disciplines, notamment le français, l’anglais, les mathématiques et la physique-chimie. Animés par des enseignants qualifiés et disponibles, ces cours d’appui se déroulent chaque mercredi, samedi et dimanche de 16 heures à 19 heures.
Face aux lacunes constatées chez les candidats, mais aussi aux difficultés financières de nombreux parents qui ne peuvent pas assurer des cours particuliers à leurs enfants, l’association a décidé de mettre en place ce programme d’appui. Cette initiative contribue ainsi à l’amélioration des performances des élèves de troisième du quartier de Yantala.
Le Conseiller pédagogique de l’enseignement secondaire et secrétaire chargé des affaires académiques de l’association IR Yanta, M. Amadou Tiemogo, a expliqué que cette initiative est un projet de renforcement des capacités destiné aux élèves ainsi qu’aux candidats libres de Yantala. Cette activité est parrainée par son aîné, le Conseiller pédagogique Ali Adamou de la Commune I de Niamey.
« Yantala est un quartier central de Niamey. Il regorge d’un nombre important de cadres. Pourtant, de nombreux élèves y rencontrent d’importantes difficultés scolaires. Face à ce paradoxe et par souci de redevabilité envers notre quartier, l’association IR Yanta a décidé d’agir », a-t-il déclaré pour expliquer les motivations ayant conduit à la mise en place de ces cours d’appui.

M. Amadou Tiemogo a ensuite indiqué que, malgré la situation privilégiée du quartier au cœur de la capitale, plusieurs défis persistent, notamment la surcharge des classes, les insuffisances en mathématiques, en physique-chimie, en anglais et en français, le manque de soutien à domicile, ainsi que l’isolement pédagogique dont souffrent de nombreux candidats libres.
Il a également précisé que l’équipe pédagogique utilise plusieurs méthodes pour aider les élèves à mieux comprendre leurs leçons. « Nous misons sur la remédiation active : diagnostics rapides, fiches autocorrectives, travail en binômes, analyse collective des erreurs et exercices ciblés. Les séances sont courtes et structurées afin de capter l’attention des apprenants. Nous utilisons également des supports inspirés des sujets du BEPC. Enfin, nous proposons un coaching adapté permettant aux candidats de mieux planifier leurs séances d’entraînement et de réduire le stress avant et pendant les examens », a-t-il expliqué.
Selon lui, les résultats observés auprès des bénéficiaires sont encourageants. Les élèves gagnent en méthode et en confiance, leurs notes de classe connaissent une nette progression et plusieurs candidats libres, qui envisageaient auparavant d’abandonner, se présentent désormais au BEPC avec des résultats satisfaisants lors des évaluations internes.
« De nos jours, inscrire un enfant à l’école ne suffit plus pour garantir sa réussite. Il faut un suivi actif. Aux élèves, je voudrais dire que la remédiation n’est pas une punition, mais un droit. Osez franchir notre porte. Avec du travail et des méthodes adaptées, vous réussirez », a déclaré M. Amadou Tiemogo, en s’adressant aux parents et aux élèves sur l’importance des cours d’appui dans la réussite scolaire.
Le chargé de la mobilisation financière de l’association IR Yanta, M. Abdoul Aziz Yacouba, a souligné que l’essentiel est d’apporter une aide aux élèves dans les matières fondamentales que sont les mathématiques et le français, indispensables à l’obtention du BEPC. « S’ils maîtrisent ces deux matières, ils n’auront pas à s’inquiéter », a-t-il affirmé, tout en invitant d’autres élèves à rejoindre cette initiative qu’il qualifie de salutaire. Il a précisé que les salles de cours ainsi que les enseignants sont disponibles pour accueillir de nouveaux apprenants.
Pour sa part, une des candidates au BEPC 2026, Mlle Nadia Almoustapha, a salué les efforts des enseignants qui, selon elle, s’investissent pleinement pour aider les candidats en difficulté grâce à de nombreux exercices pratiques. « Nous passons régulièrement au tableau. Les enseignants nous expliquent les exercices, proposent des sujets, puis nous procédons à une correction individuelle avant une correction collective. Ensuite, ils reviennent sur les points que nous n’avons pas compris. Ceux qui ont encore des difficultés peuvent poser leurs questions et obtenir davantage d’explications », a-t-elle témoigné.
Assad Hamadou (ONEP)
