samedi 31 octobre 2026

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Renforcement des capacités des professionnels du 7è art : 115 personnes formées aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel

· ONEP NE
Lors de la cérémonie de lancement de la formation
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Le Centre National de la Cinématographie du Niger CNCN, initie, du 9 au 18 juin 2026, dans l’enceinte de l’ESSCOM, une formation des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel. Cette initiative mise en œuvre grâce au soutien financier du FAFPA, a pour but d’outiller ces ambassadeurs du savoir et du savoir-faire cinématographique nigérien pour le développement de l’industrie. C’est le secrétaire général du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, M. Abdoul Rachid Abdoul Baki, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la formation.

Ce plan de formation profite à 115 personnes évoluant dans l’industrie cinématographique dont 6 en Gestion Administrative, 6 en Gestion axée sur les résultats, 19 en écriture scenario et pitch cinéma, 17 en prise de vue, 17 en prise de son, 17 en production-réalisation, 12 en montage vidéo, 21 en distribution des œuvres cinématographiques et audiovisuelles.

Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du ministère de la jeunesse, des Sports et de la Culture, M. Abdoul Rachid Abdoul Baki, a souligné que le monde actuel est caractérisé par la prééminence d’une économie des savoirs où l’éducation et la culture constituent des piliers du développement. Les industries créatives, l’économie numérique et l’émergence d’industries cinématographique et audiovisuelle constituent désormais un enjeu majeur dans le développement socio-économique des Etats.

A cet effet, a-t-il dit, le Niger, sous l’impulsion des autorités, a engagé le processus de dynamisation du secteur culturel à travers des actions structurantes, notamment la structuration des filières, la promotion des produits et services culturels, le développement des industries culturelles et l’appropriation de l’histoire de la culture pour un Niger refondé et tourné vers le progrès. « Il me plait de rappeler que dans le cadre de ses missions, le Centre National de la Cinématographie du Niger assume la responsabilité de la formation professionnelle et technique pour tous les métiers artistiques et techniques du cinéma et de la vidéographie. C’est pourquoi, un plan de formation a été minutieusement élaboré, validé, approuvé et financé par le FAFPA et le Centre National de la Cinématographie du Niger », a expliqué le secrétaire général du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, M. Abdoul Rachid Abdoul Baki.

Pour sa part, le directeur général du Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l‘Apprentissage, M. Mounahi Abdoulphata, a rappelé que le FAFPA a pour mission de contribuer à la mise en œuvre de la politique gouvernementale à travers la formation continue, la formation qualifiante, l’apprentissage, l‘orientation et l’insertion. « 2026 est une année de refondation interne. Conscient que la performance durable ne repose pas seulement sur les chiffres, mais sur la solidarité des institutions, la direction générale a engagé trois chantiers majeurs inscrits dans notre PTBA 2026 dont un audit institutionnel et organisationnel pour faire la lumière sur nos forces, nos faiblesses et nos processus afin de proposer un organigramme cible et un système d’information digne d’un fonds d’Etat », a ajouté M. Mounahi Abdoulphata.

Auparavant, le directeur général du centre national de la cinématographie, M. Kamilou Yacouba Hamissou, a souligné que la formation professionnelle et technique des cinéastes fait partie des missions du Centre. Ce projet a été initié à la suite des rencontres de concertation et de diagnostic impliquant les principaux corps de métiers du cinéma et de l’audiovisuel. « Au sortir de ces rencontres, il a été recommandé de procéder au renforcement des capacités de tous les intervenants dans la chaine de production. C’est ainsi qu’est né, après une approche itérative, ce programme de formation », a-t-il dit.

Selon M. Kamilou Yacouba Hamissou, l’amélioration du cadre de formation de l’ESSCOM, l’ouverture de la filière cinéma au département Lettres, Arts et Communication de l’Université Abdou Moumouni, l’émergence du Laboratoire d’Anthropologie visuelle ainsi que le travail de l’Institut National des Arts et de la Culture, ont davantage suscité un réel intérêt des jeunes pour le domaine cinématographique et la création audiovisuelle. « Nous, en tant qu’institution investie, avons le devoir de renforcer leurs capacités techniques et les encadrer en vue d’améliorer leur compétence et de mieux servir l’industrie cinématographique et audiovisuelle, empreints de responsabilité et d’impact », a-t-il fait savoir.

Fatiyatou Inoussa et Hadizatou Abdou (ASCN)