Restitution des résultats de l’évaluation de l’inclusion productive dans le cadre du projet Filets Sociaux adaptatifs : Un impact réel sur les conditions de vie des ménages vulnérables et des communautés

Société

Le ministre du Plan, Dr Rabiou Abdou a présidé, le mardi 7 juin dernier, une rencontre d’échange et de restitution des résultats disséminés de l’évaluation de l’inclusion productive dans le cadre du projet Filets sociaux adaptatifs. Cette rencontre vise à présenter les résultats de ladite évaluation aux membres du Gouvernement, aux partenaires locaux et à une délégation de la Banque mondiale conduite par Mamta Murthi, vice-présidente de la Banque mondiale pour le Développement humain. La cérémonie qui s’est tenue au Centre International de conférences Mahatma Gandhi de Niamey en présence de plusieurs membres du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers.

Dans son allocution introductive à la rencontre, le ministre du Plan, représentant le Premier ministre a, au nom des autorités nigériennes et de celui des populations bénéficiaires du projet, salué la Banque Mondiale pour son accompagnement. Dr Rabiou Abdou a rappelé que ces résultats ont déjà fait l’objet de partage auprès des partenaires et autres acteurs. Il s’agissait de présenter les résultats pertinents obtenus à travers la mise en œuvre des mesures sur l’accompagnement productif adossé au programme cash-transfert conduit à titre pilote dans 17 communes d’intervention du projet Filets sociaux. «Sans être exhaustif sur les résultats obtenus dans le cadre de cette évaluation, il me plait de rappeler que l’étude montre une forte efficacité des mesures d’inclusion économique ajoutées au programme de transfert monétaire au Niger. Elle a permis de mieux documenter le rapport visant à améliorer les moyens de subsistance des femmes bénéficiaires du programme national de transfert monétaire au Niger», a expliqué le ministre du Plan.

Selon le ministre Rabiou Abdou, le programme a eu des répercussions importantes sur une gamme de résultats économiques et psychosociaux 18 mois après l’intervention. En effet, la consommation au niveau des ménages a augmenté de 7 à 15%, l’insécurité alimentaire a diminué ; les revenus des femmes bénéficiaires ont augmenté de 59 à 100% et ceux des entreprises non agricoles de 62 à 107%. La santé mentale et le bien être psychosocial des femmes bénéficiaires se sont améliorés. «Le programme s’est avéré très rentable en particulier du fait de l’intervention psychosociale», a-t-il dit. Au regard de ces résultats probants et de l’impact que ce projet a suscités, le ministre du Plan a réitéré l’engagement du gouvernement de mettre à l’échelle ledit projet.

Pour sa part, le Coordonnateur du Projet Filets sociaux a procédé à la présentation des résultats. Ainsi, après la phase pilote 2010-2013 financée entièrement sur fonds propres par le gouvernement du Niger à hauteur de 750 millions de FCFA, le Projet Filets sociaux a bénéficié de l’accompagnement de la Banque Mondiale pour la phase I couvrant 2014-2018 et pour la phase II jusqu’en 2026. Sur ces deux phases, la Banque Mondiale a injecté respectivement 101 millions et 210 millions de Dollars.

Les Filets sociaux adaptatifs visent à renforcer la capacité du système à répondre aux chocs, à réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire et à promouvoir la résilience des ménages pauvres et vulnérables. En liens avec d’autres objectifs prioritaires ils visent à favoriser la résilience aux chocs ; stimuler une relance économique après une crise majeure ; développer le capital humain ; améliorer les perspectives d’emploi pour les couches défavorisées et promouvoir l’autonomisation des femmes ; réduire la pauvreté de manière durable. Selon le Coordonnateur du Projet, plus de 3 millions de personnes ont bénéficié directement des interventions des Filets Sociaux Adaptatifs au Niger depuis 2019.

En perspectives, le Coordonnateur du projet Filets sociaux souligne entre autres la nécessité de s’attaquer non seulement aux contraintes liées aux capitaux, mais aussi aux contraintes psychosociales, afin de trouver des chemins de sortie de l’extrême pauvreté. Aussi, il est prévu 60.000 ménages bénéficiaires des mesures d’inclusion productive dans le cadre de la deuxième phase du projet sur financement Banque Mondiale et 30.000 autres ménages bénéficiaires des mesures d’inclusion productive sur financement Unicef ainsi que l’opportunité de passer à l’échelle les mesures productives pour réduire la pauvreté au Niger.

Cette présentation a été également suivie de discussions qui ont porté sur des témoignages, des plaidoyers et des encouragements. Les différents intervenants ont salué les acteurs de la mise en œuvre dudit projet et plaidé auprès des partenaires pour le renforcement de l’accompagnement des populations notamment les femmes.

Ali Maman(onep) et Rachida Abdou Ibrahim(Stagiaire)