Le Médecin Colonel-major Garba Hakimi prononçant son message à Zinder
Le Niger s’est joint à la communauté internationale pour célébrer, le samedi 10 octobre 2026, la Journée mondiale de la santé mentale, édition 2026. À cette occasion, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le médecin Colonel-major Garba Hakimi, dans la région de Zinder, a livré un message dans lequel il a rappelé que « la santé mentale est une composante essentielle de la santé et du bien-être de chaque personne ».
Le thème retenu pour cette édition est « Donnons de la voix aux vécus : des expériences partagées pour un changement réel ». Selon le médecin Colonel-major Garba Hakimi, cette thématique invite à porter une attention particulière aux expériences vécues par les personnes confrontées aux problèmes de santé mentale, mais également par leurs familles, leurs proches, les professionnels qui les accompagnent et les communautés dans lesquelles elles vivent. « Donner la voix aux vécus, c’est d’abord écouter : écouter sans juger, écouter sans stigmatiser, écouter avec respect et bienveillance », a-t-il déclaré.
Le ministre a expliqué que les témoignages issus du vécu constituent un « savoir précieux » permettant de mieux comprendre les difficultés rencontrées dans l’accès aux soins, les obstacles liés à la stigmatisation et à la discrimination, mais aussi les facteurs qui favorisent le rétablissement, l’autonomie et l’inclusion sociale.
Pour le ministre, ces expériences doivent contribuer à orienter les politiques, les programmes et les interventions en matière de santé mentale. « Il ne s’agit pas seulement de parler de la santé mentale ; il s’agit de parler avec les personnes concernées et de leur donner une place réelle dans les décisions qui les concernent », a-t-il souligné.
Abordant la situation du Niger, le médecin Colonel-major Garba Hakimi a relevé que le pays est confronté à plusieurs défis qui peuvent accentuer la souffrance psychologique et psychosociale des populations. Face à ces défis, « notre réponse doit être collective, multisectorielle et centrée sur la personne », a-t-il affirmé.
Dans cette perspective, le ministre a réaffirmé l’engagement de son département à poursuivre les efforts en faveur de l’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires, du renforcement de l’offre de soins et de la disponibilité des services de santé mentale au plus près des populations.
« Mais au cœur de toutes ces actions, il y a la personne », a rappelé le ministre, avant d’insister sur la nécessité de faire en sorte que chaque personne confrontée à un problème de santé mentale puisse « être accueillie avec dignité, bénéficier de soins de santé et retrouver progressivement sa place dans sa famille, dans sa communauté et dans la société ».
Il a également souligné l’importance de l’accompagnement des familles, qui constituent souvent « le premier espace de solidarité et de soutien pour les personnes vivant avec des troubles de santé mentale ».
À l’occasion de cette journée mondiale, le ministre a adressé un message particulier aux personnes ayant accepté de partager leurs expériences. Il a ainsi appelé à créer davantage d’espaces permettant l’expression de ces expériences et leur prise en compte dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques et programmes de santé mentale.
Par ailleurs, le médecin Colonel-major Garba Hakimi a invité les populations à faire, en cette Journée mondiale de la santé mentale, « le choix de l’écoute, de la solidarité et de l’inclusion ». Le ministre a enfin salué l’engagement des professionnels de santé mentale, des acteurs communautaires, des associations, des partenaires techniques et financiers ainsi que de toutes les personnes qui contribuent quotidiennement à améliorer la santé mentale et le bien-être psychosocial des populations.
Rabiou Dogo
ONEP Zinder



