IV. La question de la protection des civils dans les conflits armés
En temps de guerre, rébellion ou terrorisme, un civil non combattant et sans arme peut être considéré comme un ennemi à abattre dans des circonstances très spécifiques et strictement encadrées par le droit international humanitaire. Voici quelques exemples de situations où un civil non combattant pourrait être légalement ciblé :
4.1. Participation directe aux hostilités : Si un civil non combattant prend directement part aux combats, s’engage activement dans des actions militaires contre les forces armées ou aide de manière directe et significative un groupe armé, il peut être considéré comme un combattant et être légalement ciblé.
4.2. Bouclier humain : Si un civil non combattant se place délibérément aux côtés de combattants ennemis afin de les protéger des attaques ennemies, il peut être considéré comme participant aux hostilités et être pris pour cible dans la mesure où les principes de proportionnalité et de distinction sont respectés.
4.3. Terrorisme : Un civil non combattant qui commet des actes de terrorisme, comme des attaques contre des civils innocents ou des infrastructures civiles, peut être considéré comme un ennemi à abattre dans le cadre de mesures de légitime défense. Il est important de souligner que ces situations sont soumises à des règles strictes du droit international humanitaire visant à protéger la population civile et à limiter les souffrances en temps de conflit armé. Les parties belligérantes doivent toujours respecter les principes de distinction entre combattants et non-combattants, de proportionnalité dans l’usage de la force et de précaution pour éviter les pertes civiles excessives.
V. Conséquences d’une tierce couverture médiocre en opération militaire ?
Une couverture médiocre d’une opération militaire peut avoir de nombreuses conséquences négatives, notamment :
5.1. Manque d’informations précises : Une mauvaise couverture médiatique peut entraîner une confusion sur ce qui se passe réellement sur le terrain, car les informations fournies peuvent être incomplètes ou inexactes.
5.2. Perte de confiance du public : Si les médias ne parviennent pas à fournir une couverture adéquate d’une opération militaire, le public peut perdre confiance dans les informations qui lui sont transmises et remettre en question la légitimité de l’intervention.
5.3. Difficulté à mobiliser le soutien de l’opinion publique : Une couverture médiocre peut rendre difficile pour les autorités de mobiliser le soutien de l’opinion publique en faveur de l’opération militaire, ce qui peut compromettre sa légitimité et son efficacité.
5.4. Risque de manipulation de l’information : En l’absence d’une couverture médiatique adéquate, il existe un risque que des groupes intéressés manipulent l’information pour promouvoir leurs propres agendas, ce qui peut entraîner une distorsion de la réalité et une propagande.
5.6. Mauvaise image à l’échelle internationale : Une couverture médiocre d’une opération militaire peut également nuire à l’image d’un pays à l’échelle internationale, en donnant l’impression qu’il n’est pas transparent ou qu’il cache des informations importantes. Dès lors, une couverture médiocre d’une opération militaire peut avoir des conséquences graves sur la perception de l’opération par le public, son efficacité et sa légitimité. Il est donc crucial pour les médias de fournir une couverture équilibrée, précise et informative des événements militaires.
VI. Les graves erreurs de communication des autorités politiques dans la gestion de la communication sur les guerres asymétriques
Les opérations militaires asymétriques peuvent être mal gérées sur le plan de la communication, ce qui peut avoir des conséquences néfastes :
6.1. Manque de transparence : Un problème majeur réside dans le manque de transparence des autorités politiques concernant ces opérations. Cela peut entraîner une perte de confiance du public et une perception négative de l’intervention.
6.2. Difficulté à expliquer la complexité du conflit : Les guerres asymétriques sont souvent compliquées et impliquent des acteurs non étatiques difficiles à cibler. Les autorités politiques peuvent avoir du mal à expliquer cette complexité aux médias et au public, créant ainsi un manque de compréhension et une mauvaise perception du conflit.
6.3. Utilisation de discours simplistes : Pour justifier une intervention militaire, les autorités politiques peuvent parfois recourir à un discours simpliste et binaire, opposant le bien au mal. Cela peut entraîner une polarisation de l’opinion publique et une vision réductrice du conflit.
6.4. Sous-estimation des répercussions médiatiques : Les autorités politiques peuvent parfois sous-estimer l’impact de la couverture médiatique sur les guerres asymétriques. En ne tenant pas compte de cet aspect important, elles risquent de ne pas anticiper les conséquences de leurs actions sur l’opinion publique et l’image internationale du pays.
6.5. Mauvaise gestion des incidents et erreurs : En cas d’incidents ou de dérapages lors d’une opération militaire, les autorités politiques peuvent mal gérer la communication autour de ces événements, ce qui peut entraîner une amplification médiatique et nuire à la légitimité de l’intervention. De ce fait, les autorités politiques commettent parfois des erreurs de communication dans la gestion des guerres asymétriques en ne parvenant pas à être transparentes, à expliquer la complexité du conflit, à éviter les discours simplistes, à anticiper les répercussions médiatiques et à gérer les incidents de manière appropriée. Ces erreurs peuvent avoir des conséquences négatives sur la perception du conflit et compromettre la légitimité de l’intervention.
VII. L’impact des réseaux sociaux sur la perception publique des attaques militaires
Les informations relatives aux attaques militaires diffusées sur les réseaux sociaux captent souvent davantage l’attention que les versions officielles gouvernementales. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène : La rapidité de diffusion sur les réseaux sociaux contraste avec les délais des sources officielles. L’accessibilité des réseaux sociaux permet à un plus grand nombre de personnes de consulter et partager l’information.La multiplicité des sources sur les réseaux sociaux offre différentes perspectives, tandis que les sources gouvernementales peuvent sembler partiales. L’interactivité des réseaux sociaux crée un sentiment de proximité, contrairement à l’apparence impersonnelle des versions officielles. Le contenu visuel et personnel des informations sur les réseaux sociaux les rend plus crédibles que les versions gouvernementales, souvent perçues comme stéréotypées.
En conclusion, la gestion de l’information et de la communication en temps de conflit revêt une importance stratégique cruciale, notamment en ce qui concerne les attaques militaires et la protection des civils. La crédibilité des sources d’information, la transparence des missions des Forces Armées Nationales, l’impact des réseaux sociaux sur la perception publique, les sanctions pour diffusion non autorisée, les erreurs de communication des autorités politiques et les conséquences d’une couverture médiatique défaillante sont autant de défis majeurs à relever. Il est impératif de mettre en place des mécanismes rigoureux pour garantir une diffusion éthique et responsable de l’information, tout en veillant à protéger la population civile et à préserver la légitimité des actions militaires. Une communication stratégique, transparente et efficace est essentielle pour maintenir la confiance du public et assurer la sécurité des personnes affectées par les conflits armés.
Ltn-col-R Adamou Samba GAGARA
Journaliste, Expert en communication d’opération militaire et d’influence.
Magister en Stratégie de défense nationale, Option: Relations Internationales.
Atricle n° 17, Série Les pages de la contribution à la sauvegarde de la patrie Np6. WhatsApp et Phone : +22791509572, alfakoda025@gmail.com
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