Au cours des échanges
Le Directeur général du Bureau International du Travail (BIT), M. Gilbert F. Houngbo, a rencontré dans l’après-midi du lundi 13 avril 2026, les représentants des organisations des employeurs, ainsi que des travailleurs du Niger. Au cours de ces échanges à huis clos, les parties prenantes aux discussions ont abordé les défis des libertés syndicales, la formation des employés, des préoccupations de l’AES, les défis de l’emploi des jeunes, de l’amélioration du cadre de travail et d’autres projets de développement.
Le président de la Fédération patronale interprofessionnelle du Niger, M. Ousmane Diallo, a déclaré qu’ils ont évoqué certains paramètres qui minent l’économie nigérienne, et qui font d’elle une économie de survie, alors que le pays dispose d’énormes potentialités pouvant lui permettre d’être leader dans beaucoup de secteurs. « On a développé des arguments sur le plan de la formation pour pouvoir exploiter parfaitement nos ressources naturelles. Comment effectivement nous autres patronats allons appuyer l’État pour accélérer la formation de nos concitoyens pour qu’ils viennent travailler pour leur pays », a-t-il indiqué.
S’agissant de la rencontre avec les représentants des travailleurs, M. Djibrilla Idrissa, secrétaire général de la CDTN, a souligné que les représentants syndicaux et la délégation du BIT ont dressé un état des lieux de la coopération entre l’institution et le Niger, particulièrement avec les travailleurs, et ont aussi échangé sur les libertés syndicales dans le pays. « On lui a aussi parlé des difficultés que nous rencontrons en matière de dialogue social, et de ce qui pourrait être l’apport du BIT pour améliorer les cas de dialogue social, et aussi des projets que le BIT compte apporter dans notre pays. Il a aussi répondu à toutes les préoccupations que nous avons posées », a-t-il expliqué.
Le secrétaire général de la CDTN a aussi indiqué que le directeur général du BIT a insisté sur l’unité des travailleurs, pour leur permettre de mener à bien leurs actions en tant qu’organisation syndicale des travailleurs. « Il faut d’abord que nous créions les conditions d’une unité entre nous, c’est comme ça que l’on pourrait avoir des acquis. Maintenant, par rapport aux préoccupations relatives à la coopération entre le BIT et le Niger, il a dit qu’il y a certaines préoccupations qui sont liées au manque de financement au niveau même du BIT, mais qu’ils feront l’effort d’aider les organisations syndicales à travers le renforcement des capacités, mais en tenant compte des possibilités du Bureau International du Travail », a-t-il rapporté.
Hamisssou Yahaya (ONEP)
