A l’ouverture de l’atelier
Le secrétaire général de la région de Zinder, M. Abdou Idrissa, a présidé, le lundi 4 mai 2026, à l’Université André Salifou de Zinder, la cérémonie d’ouverture d’un atelier de suivi des activités des conventions tripartites liant le Projet intégré de sécurité de l’eau au Niger (PISEN) aux universités publiques de Niamey, Maradi et Zinder. La rencontre s’est déroulée en présence de l’administrateur délégué de la Ville de Zinder, du représentant du ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, du représentant du coordonnateur national du PISEN, du recteur de l’Université André Salifou de Zinder, ainsi que de nombreux participants.
Le Plan d’action national de gestion intégrée des ressources en eau (PANGIRE) constitue un instrument stratégique majeur pour le Niger, visant une gestion durable, coordonnée et efficiente des ressources en eau, tout en contribuant à la préservation de l’environnement, au renforcement de la résilience des populations et à la promotion du développement socio-économique. Le secrétaire général de la région de Zinder a souligné que c’est dans cette dynamique que le PISEN a appuyé la signature de conventions de partenariat avec les universités publiques de Niamey, Maradi et Zinder, en vue de renforcer la recherche et la formation dans le domaine de l’eau. Pour M. Abdou Idrissa, cet atelier contribuera à consolider la synergie entre les institutions universitaires et les acteurs du secteur, tout en favorisant une meilleure articulation entre la recherche scientifique et les besoins du terrain.
Quant au représentant du ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Maman Moussa, il a indiqué que ces conventions constituent une première expérience d’envergure, tant par le volume financier engagé que par la diversité des parties prenantes. D’un montant global d’un milliard de francs CFA, elles mobilisent le ministère, les trois universités et le PISEN autour d’activités de recherche menées dans plusieurs sous-bassins hydrologiques du pays. M. Maman Moussa a précisé que ces actions bénéficient notamment à plus de 63 étudiants en Master, 21 doctorants et 15 post-doctorants engagés dans des travaux de recherche sur les problématiques liées à l’eau. La mise en œuvre des conventions permettra également de renforcer les capacités matérielles des universités à travers l’acquisition d’équipements techniques et de laboratoires.
À terme, ces travaux devraient aboutir à la mise à disposition d’outils d’aide à la décision, notamment des modèles de planification des ressources en eau, des stratégies d’amélioration des systèmes agropastoraux et des programmes intégrés de maîtrise de l’eau pour la sécurité alimentaire.
Pour sa part, le représentant du coordonnateur national du PISEN, M. Boubacar Mahamadou, a rappelé que le projet vise à améliorer la gestion des ressources en eau, à élargir l’accès aux services hydrauliques et à renforcer la résilience face aux effets du changement climatique. Il a souligné que les conventions tripartites signées en janvier 2025 avec le ministère et les universités s’inscrivent dans cette dynamique. Il a ensuite relevé que l’année 2025 a permis de lancer effectivement ce partenariat, avec notamment des missions de reconnaissance dans plusieurs sous-bassins, posant ainsi les bases de recherches adaptées aux réalités locales.
L’atelier de Zinder vise ainsi à dresser le bilan des activités menées en 2025, à examiner les programmations pour 2026 et à harmoniser les thématiques de recherche afin d’assurer l’atteinte des objectifs fixés. Il a également réaffirmé l’engagement du PISEN à soutenir les universités à travers le financement des activités de recherche, des missions de terrain et l’acquisition d’équipements scientifiques.
Auparavant, l’administrateur délégué de la Ville de Zinder a souhaité la bienvenue aux participants, tandis que le recteur de l’Université André Salifou de Zinder, Pr Souley Kabirou, a rappelé les objectifs du partenariat, à savoir le renforcement de la gestion des ressources en eau, l’amélioration de l’accès aux services hydrauliques et l’accroissement de la résilience face aux effets des changements climatiques.
Rabiou Dogo, ONEP Zinder
