Assemblée Nationale/questions d’actualité : Cinq (5) ministres interpelés par les députés nationaux

Société
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Les travaux en séance plénière de la 1ère session ordinaire au titre de l’année 2021, dite session des lois de l’Assemblée Nationale se poursuivent à l’hémicycle, Place de la Concertation. La plénière du samedi, 05 juin 2021 a été réservée au contrôle de l’action gouvernementale à travers les questions d’actualité, avec l’interpellation de six (6) membres du gouvernement sur lesquels un seul était absent à savoir le ministre délégué auprès du ministre d’Etat aux Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Youssouf Mohamed Almoctar. Les autres membres du gouvernement étaient allés répondre sur les questions relatives à la santé, à la sécurité, à l’hydraulique, à l’assainissement et aux Mines. La séance plénière a été présidée par le 1er Vice président de l’Assemblée Nationale, M. Kalla Ankouraou.

Pour rappel, les questions d’actualités sont organisées deux samedis sur quatre au cours desquelles, les députés nationaux interpellent des membres du gouvernement pour être éclairés sur l’action gouvernementale. Chaque député a trois (3) minutes d’horloge pour poser sa question et le ministre interpelé dispose de cinq (5) minutes pour répondre. Les questions d’actualité sont précises et concises avec un caractère spontané et ne sont ni déposées au préalable ni publiées au journal officiel.

Ainsi, au cours de la plénière du samedi, la première question d’actualité a été posée par le député, M. Abdou Hamza qui a interpelé le ministre de la Santé publique et des Affaires sociales, Dr Illiassou Idi Mainassara sur la situation des urgences dans les hôpitaux publics nationaux. L’auteur de l’interpellation voulait savoir pourquoi les soignants ne prennent pas en charge les malades une fois admis aux urgences quand ils n’ont pas de l’argent ? Il a aussi dit que les agents de santé retrouvés sur place prescrivent des ordonnances aux patients souvent tard la nuit et que la plupart des accompagnateurs ne connaissent pas là où se trouvent les pharmacies de garde.

Dans sa réponse, le ministre de la Santé publique, de la Population  et des Affaires Sociales, Dr Illiassou Idi Mainassara a catégoriquement affirmé qu’il est très rare de voir un malade aux urgences sans être pris en charge dans les Hôpitaux. Par contre, il n y a pas un hôpital au monde, selon lui, où les produits sont suffisamment stoqués. «Tout ce qu’on veut pour un malade, s’il arrive à l’hôpital c’est de trouver un agent de santé à tout moment. Ceux qui ne disposent de l’argent, l’Etat les prend en charge. Je veux que vous me donniez, un seul cas de malade abandonné et qui a trépassé dans un hôpital au Niger par qu’il n’a pas d’argent !», a-t-il insisté.

En ce qui concerne le problème de pharmacie de garde, le ministre en charge de la Santé publique dit que les promoteurs des pharmacies sont bien organisés pour assurer les gardes en dehors des heures de services ou la nuit.

L’honorable Adama Ibro a quant à elle interpelé le ministre en charge de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Alkache Alhada pour savoir pourquoi, l’état d’urgence dans les zones en conflit au Niger n’arrive pas à mettre les populations en sécurité et que les terroristes forcent la population dans la région de Tillabéri à payer l’impôt alors que souvent les positions des Forces de Défense et de Sécurité se trouvent à moins de 15 km des villages menacés.

En répondant à l’auteur de la question, le ministre Alkache Alhada a soutenu que l’Etat a récemment adopté une stratégie de riposte. Par exemple à Diffa, les FDS ont promptement résisté. «Aujourd’hui, l’Etat a pris des mesures supplémentaires efficaces pour sécuriser les populations. Concernant votre département de Fillingué, c’est grâce à cette sécurité renforcée que vous avez pu battre compagne en toute tranquillité et jusqu’à être élue députée dans la zone», a lancé le ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité publique.

Au sujet de l’approvisionnement en eau potable du département de Damagaram Takaya dans la région de Zinder, le parlementaire a demandé quel sort est réservé à la réalisation de la MINI AEP dans le chef-lieu du département pendant que le mètre cube se vent à 650 FCFA au lieu de 133 FCFA aux bornes fontaines des autres chefs-lieux de département. Le député a voulu aussi savoir ce qui bloque l’inauguration de l’hôpital de la localité.

D’après le ministre de l’Hydraulique M. Adamou Mahaman interpelé, si ce problème persiste c’est parce que les travaux étaient retardés par la pandémie de la covid19 et aussi par la présence du socle cristallin dans le sous-sol de Damagaram. Mais, le ministre Adamou Mahaman a fait de fortes promesses à l’auteur de la question. «D’ici deux semaines, je vous garantis que la ville de Damagaram Takaya sera desservie en eau potable et les travaux seront entièrement terminés. Nous avons également trouvé une solution pour l’hôpital afin de le rendre autonome en faisant un autre forage au sein de l’établissement sanitaire», a-t-il répliqué avant de réconforter le député que le prix de vente du mètre cube sera très bientôt examiné pour savoir, pourquoi les délégataires dépassent le montant qui a été pris. Il a enfin brossé les programmes de réalisation des points d’eau que son ministère compte faire dans le cadre du programme de la renaissance acte3 et des interventions dans le domaine de l’assainissement.

Le député Mahaman Kabirou Ibrahim, quant à lui a interpelé le ministre de l’Urbanisme et du Logement, M. Maizoumbou Laoual Amadou sur la question d’assainissement dans la ville de Maradi surtout les ravins qui se trouvent dans les quartiers de Zariyya et Ali Dansofo. Le député veut savoir quelle mesure le gouvernement compte prendre pour finir avec cette préoccupation.

Dans sa réponse, le ministre de l’Urbanisme et du Logement a déclaré que la préoccupation du député concerne beaucoup plus le ministre de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes ou le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Selon lui le problème d’assainissement dans la Ville de Maradi est très crucial. Les ravinements se font sentir à cause de la texture du sol qui est sablonneuse. Mais, parmi les 11 ravins, quatre (4) sont déjà traités, trois seront traités cette année selon le ministre. «Nous avons pris des dispositions pour préparer les dossiers des entreprises et le ministère des Finances a mis à notre disposition une enveloppe de 200 millions, malgré le fait que ce soit peu, pour le traitement des ravins de Ramin Maazou et Ramin Mouchan Banki. Le PGRC-DU compte traiter le ravin de la cité VIP et réalisera 3 km linéaires de pavés dans la ville de Maradi. Une somme importante a été dégagée dans ce secteur», a-t-il conclu.

Enfin, le député Bachir Sidi Abdoul Aziz a interpelé la ministre des Mines, Mme Ousseini Hadizatou Yacouba sur le non-respect des objectifs fixés par le comité d’orientation par la société COMINAK. Le député a donné une large orientation et des éclaircissements avant de poser sa question pour savoir les dispositions que le ministère des mines va prendre pour que les dirigeants de la COMINAK respectent les conditions fixées d’un commun accord avec les autorités du Niger par le comité d’orientation ?

En réponse à cette préoccupation du député Bachir Sidi Abdoul Aziz, la ministre  des Mines a, tout d’abord commencé à rappeler l’historique du processus de la fermeture de la mine de COMINAK jusqu’à ce que le temps de parole qui lui a été octroyé soit dépassé sans pour autant répondre à l’inquiétude du député interpellant.

Seini Seydou Zakaria(onep)