Atelier de consultation relatif à la note conceptuelle du financement FEM-8 : Contribuer à la restauration et à la gestion intégrée de la doumeraie du Goulbi Nkaba et des écosystèmes adjacents dans un contexte de changement climatique

Société

Le secrétaire général du Ministère de l’environnement et de la lutte contre la Désertification, M. Souley Aboubacar, a présidé, hier 11 août 2022, en présence de l’assistant du représentant chargé du programme de la FAO et de plusieurs participants, un atelier de consultation relatif à la note conceptuelle d’un projet dans le cadre du financement FEM-8 en matière de restauration des terres et des paysages. Cet atelier vise à répondre au programme d’impact sur la restauration des écosystèmes, à contribuer à la restauration et à la gestion intégrée de la doumeraie du goulbi Nkaba et des écosystèmes adjacents dans un contexte de changement climatique.

Le secrétaire général du Ministère de l’environnement et de la lutte contre la Désertification, M. Souley Aboubacar a indiqué à cette occasion que, la question de restauration des paysages et de gestion durable des terres est d’un grand intérêt pour les plus hautes autorités du Niger. Cet intérêt apparait de manière évidente dans le programme de Renaissance Acte III du Président de la République.

Selon M. Souley Aboubacar, ce projet viendra en appui, aux engagements pris par le Niger de restaurer et valoriser l’exploitation des ressources forestières du pays qui, malgré leurs potentiels limités, jouent un rôle stratégique pour les populations qui en tirent des compléments alimentaires, des médicaments, du fourrage pour le cheptel ainsi que des revenus monétaires additionnels.

Il a aussi exprimé ses remerciements à l’endroit de la FAO, pour son assistance technique et financière dans le cadre de l’élaboration de cette note conceptuelle, qui vient s’ajouter aux appuis multiformes qu’elle a toujours apportés à l’Etat du Niger, particulièrement dans le domaine de l’Environnement et de la lutte contre la Désertification.

Pour sa part, l’assistant du représentant chargé au programme de la FAO a rappelé qu’en juin 2022, vingt-neuf (29) gouvernements donateurs ont fait 5,33 milliards de dollars en promesse de dons au Fonds pour l’environnement mondial pour les quatre prochaines années, soit une augmentation de plus de 30 % par rapport à sa dernière période de fonctionnement et une augmentation de soutien aux efforts internationaux pour répondre aux enjeux environnementaux et aux objectifs climatiques.

La présente idée de projet est initiée pour répondre au Programme d’impact sur la restauration des écosystèmes. Elle porte spécifiquement sur la Gestion intégrée de la doumeraie du bassin versant du Goulbi Nkaba et des écosystèmes adjacents (Région de Maradi) et répond aux principaux domaines d’un programme qui consiste, entre autres, à s’attaquer aux facteurs de dégradation de l’environnement, à restaurer les écosystèmes dégradés et leurs fonctions de renforcement de la biodiversité, de la séquestration du carbone et de la résilience des moyens d’existence des populations, de promouvoir la sécurité alimentaire et les questions socio-économiques.

Aussi, dans le volet de restauration des forêts et des paysages, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) met en œuvre depuis cinq (5) ans (2018-2022) un projet intitulé « restauration des forêts et des paysages et  gestion durable des terres au Sahel » sur financement du fonds français pour l’environnement mondial FFEM et l’initiative internationale pour le climat (IKI) du ministère fédéral de l’environnement, de la protection de la nature et de la sûreté nucléaire allemand.

« Vous allez ainsi l’examiner, l’enrichir et faire des propositions. Vous êtes appelés à identifier, entre autres, les principaux éléments du projet en matière de RFP et son cadre logique, à vérifier et justifier la pertinence des zones d’interventions proposées pour le projet. Il sera question d’examiner les propositions d’arrangement institutionnel pour la mise en œuvre ainsi que les sources potentielles de cofinancement », a-t-il suggéré.

Par Rachida Abdou Ibrahim(onep)