Atelier Régional de diffusion des résultats des projets de recherche et des monographies sur la SSR et la planification familiale : Pour l’amélioration de l’utilisation des services de SSR/PF dans les pays de la CEDEAO

Société
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Les travaux de l’atelier régional de diffusion des résultats des projets de recherche et des monographies ont débuté hier matin à Niamey. Organisé par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) avec le concours financier de l’Agence Française de Développement (AFD), cet atelier a pour objectif de diffuser les résultats des projets de recherche sur la santé sexuelle et reproductive, la planification familiale (SSSR/PF) réalisés dans les pays prioritaires du projet DEMSAN (Programme Démographique et Santé Sexuelle et  de la Reproduction) à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger. C’est le Secrétaire général du Ministère de la Santé publique, de la population et des affaires sociales Dr. Ranaou Abaché, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cet atelier en présence du Directeur de la Planification et de l’information sanitaire de l’OOAS, M. Sani Ali, des représentants des pays membres de la CEDEAO, des chercheurs venus de plusieurs pays, des cadres des ministères des pays francophones de la CEDEAO, des représentants d’institutions et d’ONG ainsi que partenaires techniques et financiers.

Dr Ranaou Abaché a relevé que cette activité s’inscrit dans le cadre du programme régional Démographique et Santé de la Reproduction (DEMSAN) qui couvre trois pays membres de la CEDEAO (Burkina Faso, Mali et Niger) et dont l’objectif général est d’«accélérer la transition démographique dans les pays francophones de la CEDEAO en particulier au Burkina Faso, au Mali et au Niger». En effet, la démographie du Niger se caractérise par un taux de croissance de 3,9%, avec un taux de fertilité moyen de 6,9 enfants par femme, une population dont la moitié est âgée de moins de 15 ans et qui double tous les 18 ans. C’est donc, selon Dr Ranaou Abaché, à juste titre que les différentes thématiques qui seront abordées au cours de cet atelier, notamment sur la planification familiale, sur l’utilisation des services de santé de la reproduction, les déterminants de la fécondité vont aider à améliorer les stratégies pour une meilleure utilisation de la Planification Familiale et pour la capture du dividende démographique.

Pour sa part, le Directeur de la Planification et de l’information sanitaire de l’OOAS, M. Sani Ali, représentant du Directeur Général de l’OOAS, a indiqué qu’au cours de cet atelier il est attendu des participants, l’élaboration d’une feuille de route pour l’amélioration de l’utilisation des services de SSR/PF dans les pays de la CEDEAO. En effet, il s’agira aussi de présenter : les résultats des projets de recherche ; les résultats des monographies pays (Mali et Niger) sur les défis de la croissance démographique au cours des quarante dernières années ; de proposer et valider des recommandations/une feuille de route pour l’amélioration de l’utilisation des services de santé de SSR/PF et l’utilisation des résultats des différents projets de recherche.

M. Sani Ali, a par ailleurs, affirmé que le Burkina Faso, le Mali et le Niger figurent parmi les pays du monde dont la fécondité reste la plus élevée. En effet, a-t-il poursuivi, dans les 30 prochaines années, la population du Niger pourrait passer de 24 millions en 2020 à 60-70 millions en 2050, celle du Burkina Faso de 21 millions à 39-47 millions, et celle du Mali de 20 millions à 40-47 millions. «Une telle croissance de la population en 30 ans pourrait davantage compliquer l’objectif de nourrir, soigner et éduquer tous les Burkinabè, Maliens, et Nigériens. Ces défis démographiques sont au cœur des débats sur l’émergence économique des pays et la capture du dividende démographique. Même si des progrès significatifs ont été obtenus en matière d’augmentation de la prévalence contraceptive ces dernières années, les obstacles liés à la demande et à l’utilisation des services de planification familiale demeurent importants», a souligné M. Sani Ali. C’est fort de ces constats, a-t-il ajouté, que l’OOAS, avec l’appui technique et financier de ses partenaires a mis en place plusieurs projets et programmes pour prendre en charge la question de la santé sexuelle et reproductive (SSR).

Aminatou Seydou Harouna(onep)