Cinéma/Festival Clap Ivoire 2020 : Le cinéaste Boubacar Djingarey Maïga remporte le Prix du meilleur documentaire avec son court métrage « Les Patrouilleurs »

Culture
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Le palmarès de la 20ème édition du festival-concours de courts métrages, dénommé Clap Ivoire, organisé par l’Office National du Cinéma de la Côte d’Ivoire (ONAC-CI), a été proclamé le 18 Septembre à Abidjan. En compétition avec son documentaire Les Patrouilleurs, le réalisateur nigérien Boubacar Djingarey Maïga est parmi les quatre lauréats de ce concours dont les participants sont des ressortissants et résidents des pays membres de l’UEMOA.

 

Les projections des films en compétition pour l’édition 2020 de Clap Ivoire se sont déroulées du 16 au 18 septembre sur le site https://onacci.ci/clap-ivoire-2020-en-ligne/. Ces films viennent des pays membres de l’UEMOA. Le festival Clap Ivoire vise entre autres à créer un cadre d’échanges et de rencontre entre professionnels et jeunes du secteur du cinéma et de l’audiovisuel; déceler les jeunes talents; promouvoir l’intégration culturelle sous régionale; développer l’esprit de créativité, etc.

Pour ce qui est du palmarès, cette année les lauréats sont des réalisateurs et réalisatrices du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Niger.

Le jeune réalisateur nigérien Boubacar Djingarey Maïga, dont le père est le doyen des cinéastes nigériens, figure parmi les quatre lauréats de la phase internationale de Clap Ivoire 2020. Il remporte le Prix du meilleur documentaire avec son court métrage Les Patrouilleurs. A travers ce documentaire de 13 mn sorti en 2020, le réalisateur évoque la situation que vivent les populations de Ouatagouna, une commune du Nord du Mali, dans cette zone du Sahel confrontée à l’insécurité. Attaques à main armée, viols, passages à tabac, vandalismes, sont le lot quotidien de ces populations martyrisées, qui, un jour suite à une attaque ayant couté la vie à un vieillard, décident de s’organiser pour se défendre. A travers des témoignages des hommes, femmes, jeunes, vieux, victimes ou leurs proches, des séquences de patrouilles, Boubacar Djingarey Maïga montre dans ce documentaire comment la jeunesse constituée en milice d’auto-défense tente de protéger les vies et les biens des habitants de Ouatagouna.

Concernant les autres lauréats du festival, il y a la réalisatrice Kambou Hery Jemima Grâce de la Côte d’Ivoire pour le Grand Prix Kodjo Eboucle avec son documentaire Binan–Douhô, au pays des danses Lobi.

Le Prix spécial de Mme la ministre de culture et de la francophonie revient à la réalisatrice béninoise Adjé Chabi Leila Olayemi avec sa fiction Orisha, un court métrage qui pose la problématique de la protection de l’environnement.

Quant au Prix de la meilleure fiction, c’est réalisateur sénégalais Mamadou Diop qui en est le lauréat avec son film Palanteer M’bedd. Cette fiction court-métrage de 13 mn 44s sans dialogue, raconte l’histoire de Moussa, un peintre en manque d’inspiration, qui déménage dans un nouveau quartier où il est intrigué par le calme de sa ruelle. Il ne voit personne à part une  jeune fille qui habite en face de chez lui. Cette belle fille apparait voilée le jour devant le peintre, et se dévoile complètement la nuit, l’entrainant dans un jeu hallucinant où il pourrait retrouver peut être l’inspiration…

 

 Souley Moutari(onep)