Exposition photos de la Compagnie Minière d’Akouta (COMINAK) : Immortaliser les visages des hommes et femmes qui ont façonné la société

Société
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Après un demi-siècle d’exploitation, la Compagnie Minière d’Akouta, la Conimak, a entamé depuis le mois de mai 2021, la phase tant redoutée de réaménagement de son site d’exploitation, une dernière étape avant la fin officielle de ses activités. Pour honorer et immortaliser les hommes et femmes qui ont façonné la Compagnie, la Cominak a organisé hier dans la salle des expositions temporaires du Musée national Boubou Hama de Niamey, une exposition photo qui retrace la vie de la compagnie et de ses employés sur le site d’Akouta. L’exposition a été ouverte en présence de la ministre des Mines, Mme Ousseini Hadizatou Yacouba, du Directeur général du groupe Orano Mining, M. Nicola Maes, et du directeur général de la Cominak, M. Abdoulaye Mahaman Sani.

Sur le site de l’exposition, le directeur général du groupe Orano Mining a rappelé que les salariés d’une entreprise, en plus des liens qu’ils créent, se retrouvent aussi unis dans des liens d’amitié. Il a exprimé ses pensées envers l’ensemble des salariés de la Cominak et leurs familles pour lesquelles la société, en plus d’être un lieu de travail, est aussi une partie de leur identité. «C’est par la société, a-t-il dit, qu’on avait l’école, les soins de santé, ainsi que les activités sportives et d’amitié».

En se rendant sur le site de l’exposition photo M. Nicola Maes, a voulu ainsi renouveler ses remerciements envers la totalité des équipes qui ont travaillé  pour la société depuis 1974, y compris les derniers employés qui «sont encore aujourd’hui au travail à la Cominak pour rendre ce site sain, sûr et non-polluant et aussi pour accompagner la transition sociale et sociétale dans la région d’Arlit, avec les services compétents du ministère des Mines et les autres services de l’Etat en ce qui est de la transition sociétale».

Après avoir parcouru les éléments de l’exposition, la ministre des Mines s’est réjouie d’avoir revisité près de 50 ans d’histoire de ce qui fut la plus grande mine souterraine au monde. «Ces personnes que nous avons vu affichées et dont certains nous ont malheureusement quittés, nous ne pouvons que leur rendre hommage parce qu’elles ont fait la fierté du Niger», a-t-elle déclaré, tout en saluant le courage de générations d’employés de la Cominak qui ont passé la plupart de leur temps à travailler à des kilomètres sous terre et la vision de la société qui a pu doter le pays de compétences diverses dans le secteur des mines. Mme Ousseini Hadizatou Yacouba a qualifié l’exposition de «travail de mémoire à rééditer» afin de servir de boussole à la jeune génération.

La ministre des Mines a indiqué que son département s’est pleinement investi pour trouver des débouchés professionnels pour les nombreux agents compétents et encore valides qui ont travaillé pour la Compagnie Minière d’Akouta. «Si aujourd’hui j’ai des investisseurs qui viennent et qui cherchent à ouvrir des sociétés d’exploitation, promet-elle, le premier message que je leur donnerai est de s’orienter vers les anciens employés de la Cominak qui sont déjà formés et qui sont unanimement reconnus comme des agents aguerris dans le secteur». Ce qui permettra aux nouvelles sociétés minières, a-t-elle soutenue, de gagner en temps et en efficacité dans leur travail.

Pour sa part, le directeur général de la Cominak a souligné que sa société est également l’image de plusieurs actions sociétales fortes qui dénotent de son engagement dans son milieu local. Malgré la phase de réaménagement de son site qu’elle a entamé, la Cominak continue toujours de soutenir la communauté locale à travers le maraîchage, le sport, la culture et d’autres formes de soutien et contribuer significativement à l’autonomisation durable des populations. «Aujourd’hui, les jardins qui se sont développés autour de la ville d’Akokan supportent l’ensemble de la ville d’Arlit en termes de tout ce qu’il y’a comme légumes. On est assez intégré et on va continuer jusqu’à ce que ces activités puissent survivre après notre départ», a affirmé M. Abdoulaye Mahaman Sani.

 Souleymane Yahaya(onep)