Syndicalisme : Le monde estudiantin et scolaire commémore les événements tragiques du 9 février 1990

Société
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Comme à l’accoutumée, depuis les événements tragiques du 9 février 1990, au cours desquels la répression d’une manifestation estudiantine s’était soldée par la mort de trois étudiants, le monde scolaire nigérien a commémoré, hier, le 32ème anniversaire desdits événements, sous le thème ‘’la résilience des scolaires nigériens dans la lutte contre l’extrémisme violent’’. A Niamey, la commémoration de ce 32ème anniversaire a été placée par l’Union des Scolaires Nigériens (USN) sous le signe d’actions citoyennes et sociales organisées par l’Union des Scolaires Nigériens (USN), à travers notamment une mobilisation des étudiants de l’Université Abdou Moumouni de Niamey ainsi que ceux des écoles professionnelles et techniques, des

lycées et collèges des établissements publics et privés de la capitale.

Massivement mobilisés pour manifester de manière pacifique, ils se sont retrouvés au rond-point des Martyrs, au niveau du 2ème échangeur de Niamey où ils ont rendu hommage à leurs camarades disparus, à savoir Alio Nahantchi, Maman Saguir et Issaka Kainé.

Dans un discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Secrétaire Général de l’USN, Amadou Hamani Moctar, a fait un rappel des événements du 9 février 1990. Ce jour-là, a-t-il rappelé, ‘’à partir de Harobanda et toutes les grandes rues de la ville de Niamey, les étudiants et élèves descendirent et marchèrent pacifiquement vers le pont Kennedy, actuelle place des martyrs, pour faire comprendre à la

population et d’exiger aux autorités leurs points de revendication qui se résument à la reconnaissance juridique de l’USN, l’annulation du projet éducation III, l’amélioration des conditions de vie des étudiants.

«Face à cette grande mobilisation pacifique, des camarades décidés à se faire entendre, les forces de l’ordre bloquèrent le pont et ses avenants. Ainsi, escarmouches, tirs de gaz lacrymogènes, tirs de fusils à balles réelles et soudainement tout est devenu noir en ce vendredi noir du 9 février 1990 sous un vent d’harmattan couvert d’une poussière fine dans la capitale Niamey. Après des heures de résistance pacifique face aux bidasses armés jusqu’aux dents, trois de nos camarades furent touchés mortellement par les balles assassines et arrachés à l’affection de leurs familles et camarades à la fleur de l’âge’», a-t-il expliqué.

Abordant le thème retenu cette année, à savoir ‘’la résilience des scolaires nigériens dans la lutte contre l’extrémisme violent’’, le SG de l’USN a indiqué que la particularité de ce contexte est qu’il se caractérise par la croissance des tensions et crises sécuritaires dans notre pays ainsi que l’exacerbation extrême des relations intercommunautaires au sein de nos populations.

Le Secrétaire Général de l’USN a réaffirmé le soutien indéfectible du Comité Directeur aux Forces de défense et de sécurité qui se battent avec force pour mettre la population nigérienne à l’abri des menaces terroristes malgré les conditions difficiles. Après avoir rendu un vibrant hommage «à ses dignes fils de la patrie qui se privent du sommeil pour nous garantir la paix», M. Amadou Hamani Moctar a présenté, au nom du Comité Directeur, sa compassion à la nation pour toutes les victimes militaires et civiles dans cette lutte contre le terrorisme au Niger.

Le Secrétaire Général de l’USN a enfin lancé un appel à l’endroit de tous les militants et militantes de l’USN pour ‘’rester solidaires et apporter leur contribution pour le maintien de la paix dans notre pays’’.

Indatou Harouna (Stagiaire)