Au cours de la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier initié par la HAPDP
Le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, M. Adji Ali Salatou, a présidé, dans la matinée du vendredi 22 Août 2025 à Niamey, la cérémonie d’ouverture d’un atelier de renforcement de capacités des cadres des startups sur la protection des données à caractère personnel. Cet atelier initié par la Haute Autorité de Protection des Données à caractère Personnel (HAPDP), vise à renforcer les compétences des participants pour une meilleure intégration de cet aspect dans leur pratique quotidienne.
Dans son mot d’ouverture, le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information a indiqué que, dans le contexte où les données personnelles sont devenues un bien précieux et en même temps une vulnérabilité potentielle, la protection des données n’est plus une option mais plutôt une obligation légale, une exigence éthique et une condition indispensable à la confiance numérique. Ainsi, a-t-il ajouté, cela concerne tout particulièrement les entreprises privées et les administrations publiques. « C’est pourquoi, mon département ministériel, dans un élan pédagogique, s’engage à mettre en œuvre et encourager toute initiative de renforcement des capacités des cadres des entreprises évoluant dans le secteur du numérique. En effet, à l’heure où les services publics se dématérialisent et les plateformes numériques se multiplient, nos populations ont besoin de solutions sûres. En termes de sûreté, le respect de la réglementation sur la protection des données doit donc être intégré dès la conception de solutions numériques envisagées », a précisé M. Adji Ali Salatou.
Pour le président de la Haute Autorité de Protection des Données à caractère Personnel (HAPDP), M. Iro Adamou, cette formation s’inscrit dans la droite ligne des orientations des plus hautes autorités sur la nécessité d’accompagner les startups du secteur du numérique à un moment où l’offre des services publics et privés se digitalise progressivement avec un foisonnement de startups, le plus souvent mal averties sur la question de la protection des données à caractère personnel. « En effet, la protection des données est perçue comme une affaire de juristes, de spécialistes techniques ou de délégués à la protection des données. Ce cloisonnement est une erreur stratégique. Sans une culture commune de la protection des données, sans une compréhension claire des enjeux et des risques, aucune organisation ne peut prétendre garantir un haut niveau de conformité à la réglementation en vigueur », a expliqué M. Iro Adamou. Il a ensuite précisé que la HAPDP a une responsabilité pédagogique, en tant que régulateur. « Nous devons investir dans la formation des cadres des administrations et des entreprises », a-t-il expliqué.
Toutefois, il ne s’agit pas, a précisé le président de la HAPDP, de faire des participants des experts techniques, mais de leur donner les clés de compréhension nécessaire pour intégrer la protection des données dans chaque décision, chaque projet, chaque innovation. « Pour les entreprises, cette conformité à la loi est également un enjeu de compétitivité. Les consommateurs et usagers de services sont de plus en plus exigeants sur l’usage de leurs données. Une entreprise respectueuse de la vie privée est une entreprise qui inspire donc confiance, fidélité et réputation », a-t-il relevé.
Salima H. Mounkaila (ONEP)



