Aminoulaye Sani Oumarou
Le dernier Championnat scolaire UFOA B (U15), qualificatif pour le Championnat d’Afrique scolaire 2026, qui s’est déroulé de fin novembre à début décembre 2025 à Ouagadougou, au Burkina Faso, a mis en lumière le potentiel du jeune gardien de but nigérien Aminoulaye Sani Oumarou. Durant cette compétition, le jeune pensionnaire de l’Académie de la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT) n’a encaissé qu’un seul but, ce qui lui a valu le titre de meilleur gardien du tournoi.
Aminoulaye Sani Oumarou fait partie des jeunes résidant à l’internat de l’Académie de la FENIFOOT. Parallèlement, Aminoulaye poursuit ses études en classe de 4ème dans un centre de formation technique de Niamey. Depuis son retour de cette importante compétition U15, l’encadrement au sein de l’Académie de la FENIFOOT se poursuit avec un accent particulier sur son suivi, afin de lui permettre de s’exprimer pleinement et de poursuivre son rêve de devenir un grand gardien de but au service des équipes nationales. Avec ses performances exceptionnelles et son énorme potentiel, ce natif de Maradi dispose de nombreux atouts pour devenir un excellent gardien. Sa taille d’un mètre soixante-dix, sa condition physique athlétique et sa corpulence lui permettent d’être à l’aise face aux attaquants adverses de sa catégorie. Aminoulaye Sani Oumarou est déjà considéré comme l’un des gardiens les plus prometteurs de sa génération. Son idole est l’actuel gardien de l’équipe nationale, Tanja Mamadou Kassaly. Il se dit déterminé à travailler dur afin de représenter un jour dignement le Niger en équipe A.
Comme pour beaucoup de jeunes, le football rime avec l’école. À l’école primaire, Aminoulaye jouait au football avec ses frères, et c’est à cette période que ses parents ont découvert son talent de gardien.
« Mon rêve, c’est de réussir dans le football et de voir aussi les autres pensionnaires de l’Académie de la FENIFOOT réussir dans leur vie. Quand je joue au football, mes grands frères disent que je serai un bon gardien. Moi, je ne sais pas trop de quoi ils parlent. Chaque jour, je vais sur le terrain avec les grands. Un jour, un coach m’a dit de venir, qu’il allait m’aider. C’est ainsi que j’ai été identifié et sélectionné pour l’Académie de la FENIFOOT. Depuis mon arrivée ici, je suis dans de très bonnes conditions. Nous travaillons conformément à notre calendrier, avec rigueur et discipline », explique le jeune gardien.
À chaque séance d’entraînement, les académiciens de la FENIFOOT évoluent dans un cadre adéquat sous le regard vigilant des encadreurs et entraîneurs, dont Abba Moussa, ancien gardien emblématique du Mena et actuel entraîneur des gardiens.
Ismaël partage la même académie avec Aminoulaye depuis plus de deux ans. Il affirme que tout comme l’ensemble des académiciens, son camarade a toutes les chances de briller et de faire parler du Niger sur la scène footballistique dans les années à venir.
« Quand il est là, l’équipe est rassurée»
« Aminoulaye, c’est quelqu’un qui propose toujours des solutions dans toutes les situations. Il a toutes les qualités pour devenir un grand gardien. Chaque fois qu’on joue, même à l’entraînement, quand Aminou est là, l’équipe est rassurée. C’est un jeune qui fait peur aux attaquants », témoigne-t-il.
« Effectivement, c’est un plaisir de travailler avec ces enfants. Aminoulaye est très discipliné. Nous faisons de notre mieux pour son encadrement. À la FENIFOOT, les responsables œuvrent chaque jour pour offrir de très bonnes conditions aux enfants et leur faire comprendre les objectifs de leur formation. Ici, les enfants ne font pas uniquement du football, ils poursuivent également leurs études. Aminoulaye s’est fait remarquer dès sa première année au centre. Pour les besoins de l’organisation, nous l’avons désigné délégué des pensionnaires. C’est un jeune respecté et qui s’impose naturellement », explique le coordinateur par intérim de l’Académie Elhaj Ibrahim Issaka. Après deux ans de formation, les responsables de la FENIFOOT ont constaté une nette progression du jeune gardien, aussi bien à l’école que sur le terrain. Selon le coordinateur par intérim de l’Académie, Aminoulaye n’est pas devenu talentueux par hasard ; cela est le fruit d’un travail collectif, de son intégration et de sa discipline.
En principe, les jeunes pensionnaires restent deux ans à l’Académie. Toutefois, afin d’offrir davantage d’opportunités, la FENIFOOT a accordé un bonus d’une année supplémentaire à la promotion d’Aminoulaye pour favoriser une meilleure évolution et une intégration progressive dans d’autres clubs. « La finalité est de permettre à ce jeune de trouver un club et, à long terme, d’intégrer les équipes nationales des catégories supérieures. C’est l’objectif que nous poursuivons afin qu’il soit reconnu et valorisé à sa juste mesure », conclut-il.
Abdoul Aziz Ibrahim (ONEP)
