Au cours des échanges avec le personnel judiciaire du TAC V de Niamey
Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, chargé des Relations avec les institutions, M. Alio Daouda, poursuit ses visites dans les juridictions. C’est ainsi qu’il s’est rendu, hier jeudi 26 février 2026, au Tribunal d’Arrondissement Communal Niamey V, situé au quartier Harobanda.
Après une visite guidée des locaux, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, chargé des Relations avec les institutions a rencontré les responsables et les acteurs de cette juridiction. A cette occasion, M. Alio Daouda a indiqué que, comme lors des précédentes étapes, cette visite est motivée par les constats faits sur le fonctionnement global de l’appareil judiciaire. Une situation qui interpelle et qui appelle, de la part des institutions judiciaires, des mesures appropriées pour y remédier, dans un esprit de responsabilité et de compréhension mutuelle. Pour M. Alio Daouda, l’objectif principal de ces rencontres est d’assurer une meilleure offre du service public de la justice, conformément à l’esprit de la refondation de la République et aux hautes orientations du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
« Il s’agira spécifiquement de nous enquérir du fonctionnement des services judiciaires et pénitentiaires des localités visitées, d’identifier les principales difficultés auxquelles sont confrontés vos services et d’envisager des solutions y afférentes à court, moyen et long termes. Il sera également question de rappeler les règles d’éthique et de déontologie qui gouvernent vos métiers ainsi que les obligations qui vous incombent pour une bonne administration de la justice dans un contexte de refondation, et d’appeler à un changement de comportement conforme aux exigences des plus hautes autorités du pays », a-t-il expliqué. Ainsi, les échanges entre le ministre et les acteurs judiciaires ont porté notamment sur le traitement des dossiers, les relations de travail et de collaboration entre les différents acteurs de la justice, le contrôle hiérarchique, les comptes rendus à différents niveaux, les rapports avec les justiciables et, plus largement, les usagers du service public de la justice.
Les discussions ont également concerné la tenue des assemblées générales, la gestion des autorisations de dépenses dans un contexte de rationalisation des ressources, le respect des horaires de service, la régularité des audiences, l’observance des règles d’éthique et de déontologie dans le traitement des dossiers, le rôle de la justice dans le contexte de refondation et de mobilisation générale pour la sauvegarde de la patrie, la performance du travail judiciaire, la production des données statistiques ainsi que la mobilisation des ressources à travers le recouvrement des frais de justice et des biens confisqués. Pour mener à bien ces échanges, le ministre a partagé avec ses interlocuteurs un certain nombre de préoccupations, de constats et de dysfonctionnements sur la base du vécu, des rapports, des témoignages ainsi que des plaintes et dénonciations des usagers du service public de la justice qui sont parvenus à son cabinet.
Après cette introduction, la parole a été donnée aux participants afin qu’ils exposent leurs préoccupations spécifiques relatives au fonctionnement de leur juridiction, à travers des interventions et des propositions de solutions concernant les difficultés relevées. « Nous avons pris bonne note », a affirmé le ministre.
Il a profité de cette occasion pour remettre officiellement un document à la présidente du Tribunal d’Arrondissement Communal Niamey V, Mme Issa Halimatou Amadou. « Voilà un document que nous avons initié et que nous pensons être en mesure de régler certains problèmes. C’est l’ensemble condensé de mesures circulaires y compris des arrêtés sur les statistiques, la circulaire relative au contrôle, le secret de l’information, les mesures alternatives à l’incarcération, l’interdiction de pénaliser des affaires civiles, la question de la lutte contre la corruption, en tout cas tout ce qui a constitué le plat de résistance de nos discussions », a conclu le ministre.
Assad Hamadou & Rabi I. Guero (ONEP)
