Vue des femmes musulmanes du goupement «al-Amrū bilma’rouf wannaahouna anil mounkar»
Dans le cadre de ses activités annuelles, le groupement al-Amrū bil-ma’rouf wannaahouna anil mounkar, a tenu, le dimanche 8 mars 2026, sa 19è édition «ISTHIMA» au Palais des Congrès. Cette rencontre constitue la contribution du groupement pour la paix, la sécurité et la quiétude au Niger et en particulier dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel. La cérémonie a été présidée par le conseiller technique du Premier ministre, M. Ibrahim Seyni.
Constitué de 290 écoles coraniques réparties dans les cinq arrondissements communaux de la ville de Niamey, le groupement al-Amrou bil-ma’rouf wannaahouna anil mounkar a, dans sa contribution à la paix et à la stabilité au Niger, procédé à 1 200 lectures intégrales du Coran par mois pendant sept mois. Une série de lectures qui a connu son épilogue ce 8 mars, journée internationale de la femme, avec une grande Fatiha et une remise de témoignages de satisfaction.
En cette journée du 8 mars, le conseiller technique du Premier ministre a indiqué que c’est tout un symbole de voir les femmes nigériennes en général, et les femmes musulmanes de ce groupement en particulier, consacrer sept mois à lire le Coran pour la paix, la sécurité, la prospérité des pays de l’AES et des musulmans du monde entier. « C’est vraiment la meilleure des contributions que vous venez de réaliser et au nom de la foi, au nom de votre engagement en tant que femmes musulmanes qui sont debout pour la réussite de la refondation. Parce que le moteur de la refondation, c’est l’islam. Aujourd’hui nous avons des résultats avec de plus en plus de victoires sur les ennemis internes et externes de notre pays », a noté M. Ibrahim Seyni.
Il a également porté à la connaissance des membres du groupement tout le soutien du Premier ministre en faveur de l’islam au Niger. « Vous avez entendu le dernier conseil des ministres, le président de la République a signé un décret qui fait du mois de ramadan deux jours de fête pour les musulmans. Et nos élèves et étudiants sont en congé depuis le vendredi pour les 10 derniers jours de ramadan pour que les gens aillent à la mosquée, pour que les gens prient la nuit et qu’ils lisent le Coran le jour pour que l’AES devienne le socle du développement et de la révolution en Afrique », a-t-il rappelé.
L’islam est, selon le conseiller technique du Premier ministre, M. Ibrahim Seyni, le ciment de l’unité nationale au Niger et une source de motivation des Nigériens pour un retour à leurs valeurs. « Le Coran a été le refuge des Nigériens, le jour où nous avons été menacés par la CEDEAO et des puissances extérieures. Les Nigériens sont retournés vers le Coran et Allah leur a assuré la sécurité et la paix », a-t-il souligné. Il a par ailleurs exhorté les musulmans à saisir l’opportunité du mois de Ramadan pour prier pour le Niger, le Mali et le Burkina Faso pour qu’Allah leur assure le succès.
Pour Mme Hadiza Kadiri, représentante des apprenantes du groupement, cette 19è édition est assez parlante et particulière, car depuis près de trois ans le Niger traverse l’une des périodes les plus éprouvantes de son histoire récente. « Les attaques terroristes qui frappent notre nation cherchent à semer la peur, à diviser nos communautés et à ébranler notre foi en l’avenir. Mais face à cette obscurité, nous avons choisi d’allumer une lumière : celle de la lecture du Saint Coran pour implorer la paix, la stabilité et la protection divine sur notre pays », a-t-elle souligné.
En organisant ces séances collectives de lecture du Coran pour la paix, ces femmes entendent rappeler à toute la nation que l’islam est une religion de miséricorde et de fraternité. « Nous affirmons clairement que la violence aveugle et le terrorisme ne peuvent en aucun cas se réclamer de notre foi. Le Coran nous enseigne que préserver une vie humaine, c’est préserver toute l’humanité. Il nous appelle à la patience dans l’épreuve, à la justice dans l’action et à la sagesse dans nos paroles », a rappelé la représentante des apprenantes.
En effet, poursuit Mme Hadiza Kadiri, depuis des générations, les écoles coraniques sont des lieux de transmission du savoir, de formation morale et d’éducation spirituelle qui contribuent par la lecture du Coran à transmettre également un message d’unité. « Elle montre que face à la violence, nous répondons par la prière. Aujourd’hui encore, nous démontrons que ces écoles ne sont pas seulement des centres d’apprentissage, mais aussi des piliers de résilience nationale », a-t-elle conclu.
Hamissou Yahaya (ONEP)
