Plus vous cherchez à nous déstabiliser, plus vous renforcez notre unité et notre soutien aux autorités de la Refondation. Cette assertion est valable aussi bien pour les ennemis du ‘’dedans’’ que ceux du ‘’dehors’’.
Le Parlement de l’Union Européenne qui s’est laissé instrumentaliser par la cabale internationale engagée par la France contre le Niger depuis les événements du 26 juillet 2023, et qui a adopté le 12 mars 2026, une résolution fantoche pour, dit-il, exiger la libération de « l’allié le plus sûr de l’Union de Européenne au Sahel », ne changera pas cette évidence. La mobilisation tous azimuts, le rejet et la condamnation qu’ont suscités cette ingérence dans les affaires intérieures du Niger et ce paternalisme maladif de l’Occident témoignent de la détermination du peuple nigérien à défendre son honneur et à protéger sa souveraineté.
Par cette intrusion irréfléchie dans une affaire nigéro-nigérienne, le parlement européen ne semble pas tirer les leçons d’un passé récent, ayant l’outrecuidance de fixer un ultimatum au Niger. Cette myopie géopolitique lui a empêché de comprendre que les pressions, les menaces et les intimidations ne marchent plus contre le Niger et les Nigériens. La CEDEAO et les puissances qui se cachent derrière elle l’ont essayé sans réussir à infléchir la position du peuple nigérien quant à sa détermination à reprendre son destin en main, à décider de ce qui est bon pour lui-même.
Pour ceux d’entre nos compatriotes qui, par naïveté ou par cupidité, pensent encore que le parlement européen défend des supposés principes démocratiques ou quelques autres droits humains, ils peuvent se référer à la guerre imposée à la République Islamique d’Iran.
En effet, aujourd’hui, personne au sein des cercles de pouvoir occidentaux, ne se soucie du sort du peuple iranien bombardé nuit et jour, ce depuis plus de quatre semaines. Personne ne parle de démocratie ou des opposants iraniens. Tout ce qui intéresse les instigateurs de cette guerre, c’est le niveau des prix du baril du pétrole, les cours de la bourse, le prix du litre à la pompe, l’ouverture du détroit d’Hormuz, bref le fric.
Les gesticulations maladroites de l’Union européenne contre le Niger et la Confédération des États du Sahel ne visent pas autre chose. Derrière ces déclarations en faveur d’une supposée démocratie, se cachent l’envie gloutonne de continuer à s’accaparer des lingots d’or, de l’uranium et autres métaux précieux du Sahel, sans oublier la survie du franc CFA.
C’est donc à juste titre que, dans son message à l’occasion du 1er anniversaire de l’adoption de la Charte de la refondation, le Chef de l’État a invité les Nigériens à « ne jamais permettre à nos ennemis d’infiltrer notre pays et de nous diviser pour ensuite nous soumettre ». Nous devons demeurer toujours plus unis face à ces menées subversives.
Siradji Sanda (ONEP)
