Des légumes ...
Durant la semaine n°13 du mercredi 25 au mardi 31 mars 2026, le marché des fruits et légumes a affiché une évolution globalement contrastée, avec une légère tendance à la baisse des prix. Cette orientation traduit un retour progressif à des conditions de marché plus normales, après les tensions observées durant le mois de Ramadan, période caractérisée par une demande exceptionnellement élevée. Dans ce contexte, plusieurs produits enregistrent des replis notables, notamment le chou pommé (-5%), la tomate fraîche (-5%), le poivron frais (-3%) et le citron (-1%). Ces baisses résultent d’une offre plus abondante combinée à une demande qui s’est progressivement stabilisée après la période festive. Parallèlement, certains produits tels que la banane, la datte et la pomme de terre maintiennent des niveaux de prix relativement stables, traduisant un équilibre satisfaisant entre l’offre et la demande.
Selon, le bulletin hebdomadaire du Système d’Informations sur les Marchés Agricoles (SIMA), le prix moyen national de la banane demeure globalement stable, s’établissant autour de 921 FCFA/kg. Cette stabilité, traduit un bon équilibre entre l’offre et la demande, les volumes disponibles étant suffisants pour couvrir une consommation régulière sans exercer de pression sur les prix. L’analyse spatiale met en évidence des disparités marquées selon les zones. Dans les régions excédentaires, notamment à Maradi, les prix restent relativement bas, autour de 500 FCFA/kg, en raison d’une offre abondante et d’une forte concurrence entre les acteurs. À l’inverse, dans les zones plus enclavées et structurellement déficitaires comme Agadez, la disponibilité limitée du produit, associée à des coûts de transport élevés, entraîne des niveaux de prix plus élevés, pouvant atteindre 1.250 FCFA/kg. Ces écarts illustrent le rôle déterminant des contraintes logistiques et de l’accessibilité dans la formation des prix des produits périssables.

Concernant la datte, le prix moyen national se maintient à 604 FCFA durant la semaine du 25 au 31 mars 2026 tout comme la semaine précédente. L’analyse spatiale met en lumière des écarts persistants entre les différentes zones. A Agadez, la disponibilité relativement bonne du produit et la régularité des approvisionnements permettent de maintenir les prix autour de 400 FCFA/kg. En revanche, dans des régions comme Dosso, la pression de la demande, combinée à une offre plus restreinte, se traduit par des niveaux de prix plus élevés, pouvant atteindre 800 FCFA/kg.
Selon la même source, le prix moyen national du citron recule de 1%, pour s’établir à 566 FCFA/kg, probablement lié à une amélioration de l’offre et à une disponibilité accrue sur les marchés réduisant la pression sur les prix. Des disparités régionales persistent : à Maradi, la disponibilité locale et la concurrence maintiennent le prix autour de 254 FCFA/kg, tandis qu’à Agadez, la rareté et les coûts logistiques élevés font grimper le prix jusqu’à 800 FCFA/kg.
Pour ce qui est de l’orange, le prix national moyen enregistre une augmentation de 2% et s’établit à 451 FCFA/kg. Cette légère augmentation s’explique par l’augmentation de sa demande malgré une disponibilité acceptable sur les marchés. L’analyse spatiale fait ressortir des disparités régionales notables. À Dosso, le prix plancher est observé autour de 210 FCFA/kg, reflétant une offre abondante et des conditions d’approvisionnement favorables. À l’inverse, à Agadez, le prix plafond atteint 750 FCFA/kg, sous l’effet combiné des coûts logistiques et des différences de qualité des produits commercialisés
Pour le chou, le prix moyen national du pommé s’est établi à 279 FCFA/kg, enregistrant une baisse de 5%. Cette baisse s’explique principalement par une offre abondante sur les marchés suivis. L’analyse spatiale fait ressortir des écarts marqués entre les différentes zones. Dans les régions bien approvisionnées, comme Dosso, les prix restent relativement bas, avec un niveau plancher autour de 145 FCFA/kg, favorisé par une bonne circulation des produits et une concurrence accrue entre les acteurs. En revanche, à Agadez, les prix atteignent des niveaux élevés, pouvant aller jusqu’à 600 FCFA/kg, sous l’effet des contraintes logistiques et des difficultés d’approvisionnement.
Au cours de la période, le prix moyen national de la courge se situe autour de 225 FCFA/kg, enregistrant une hausse de 4%. Cette évolution, reflète un équilibre globalement préservé entre l’offre et la demande, sans pressions significatives sur les prix. Toutefois, des écarts importants subsistent selon les zones. À Harobanda (Niamey), où les circuits d’approvisionnement sont relativement bien structurés, le prix le plus bas est observé autour de 115 FCFA/kg. En revanche, dans la région d’Agadez et de Diffa, les prix peuvent atteindre jusqu’à 400 FCFA/kg, en raison d’une disponibilité plus limitée et de coûts de transport élevés.

Quant au prix moyen national du poivron frais, il enregistre une baisse de 3% et s’établit à 686 FCFA/kg au cours de la période considérée. Cette chute résulte d’une augmentation de l’offre conjuguée à une demande en baisse, typique de cette période festive. L’analyse spatiale révèle des écarts régionaux importants. Dans les zones bien approvisionnées, comme Wadata (Niamey), le prix plancher observé à 250 FCFA/kg reflète une offre abondante et des circuits de commercialisation bien organisés. À l’inverse, dans des zones où l’approvisionnement est plus limité, telles que Dosso, le prix peut atteindre 1.700 FCFA/kg, témoignant de tensions ponctuelles liées à une offre insuffisante face à une demande soutenue. Sur une base annuelle, le poivron frais affiche une baisse de 5% par rapport à la même période en 2025.
En raison d’un équilibre entre l’offre et la demande sur les marchés, le prix moyen national de la pomme de terre qui s’établit à 498 FCFA/kg est resté stable par rapport à la semaine précédente. L’analyse spatiale met en lumière, des écarts régionaux significatifs. Dans les zones comme Niamey et Tahoua, les prix planchers observés autour de 400 FCFA/kg traduisent une disponibilité relativement régulière. En revanche, dans la région de Diffa, le prix plafond atteint 850 FCFA/kg, en raison d’une offre plus limitée et des volumes insuffisants pour satisfaire pleinement la demande locale, dans un contexte de coûts logistiques élevés.
S’agissant de la tomate, le prix moyen national s’établit à 372 FCFA/kg, enregistrant une baisse de 5%. Cette diminution s’explique par une disponibilité particulièrement élevée du produit sur les marchés, soutenue par des arrivages importants et une bonne fluidité des circuits d’approvisionnement, favorisant ainsi une détente des prix. L’analyse spatiale met en évidence des écarts régionaux significatifs, en lien avec la proximité des bassins de production et le degré d’organisation des circuits commerciaux. À Tillabéry, où l’offre locale est abondante et les flux d’approvisionnement bien structurés, le prix plancher observé à 119 FCFA/kg traduit une excellente couverture du marché et un environnement concurrentiel favorable aux consommateurs. À l’inverse, dans des zones plus éloignées des principaux pôles de production, comme Agadez, le prix plafond atteint 1.200 FCFA/kg, sous l’effet combiné d’une offre plus limitée et des coûts logistiques élevés.
Farida. A. Ibrahim
(Source SIMA)
