Visite du DG de la société RINI dans une unité de transformation
La souveraineté alimentaire se construit d’abord dans le réel. C’est dans cet esprit que le directeur général de la Société Riz du Niger (RINI), M. Abdoulaye Aboubacar, a effectué du 17 au 24 mars 2026 une tournée au sein des unités de transformation de Kirkissoye, Kollo et Tillabéri-ville. L’objectif est d’aller constater de visu l’état des équipements, évaluer les capacités réelles de production et échanger avec les équipes techniques et opérationnelles.
Cette immersion a permis au directeur général de la société Riz du Niger de mesurer avec précision les réalités de fonctionnement, d’identifier les contraintes majeures et de dégager des pistes d’amélioration à engager sans délai. Car, pour le directeur général, la performance industrielle ne se décrète pas depuis un bureau, elle se construit, pas à pas au contact direct des hommes, des outils et des machines.
Au cours de cette tournée, le directeur général a passé en revue plusieurs dimensions clés des infrastructures. Il s’agit du fonctionnement des chaînes de production, l’organisation du travail, la maintenance des équipements, ainsi que la capacité effective des unités à répondre aux objectifs assignés à la société. À l’issue des visites, plusieurs priorités ont été dégagées : l’optimisation du taux d’utilisation des capacités installées, le renforcement de la traçabilité des données de production, l’amélioration des cadences de transformation comme condition essentielle à toute souveraineté durable, la maîtrise des coûts de production afin de proposer aux populations nigériennes un riz local de qualité à un prix compétitif.
À travers cette démarche, la Direction générale entend insuffler une nouvelle dynamique fondée sur la rigueur, la discipline, l’efficacité et la culture du résultat. M. Abdoulaye Aboubacar a insisté sur la nécessité de mieux exploiter les capacités industrielles existantes, d’améliorer les rendements, de fiabiliser les données de production et de renforcer le suivi quotidien des activités. Pour lui, la performance du RINI repose d’abord sur une meilleure organisation du travail et sur une responsabilisation accrue de l’ensemble des acteurs impliqués. « Chaque kilogramme de riz paddy transformé est un pas irréversible vers la souveraineté alimentaire de notre pays. C’est le sens que nous donnons à notre travail quotidien », a déclaré le directeur général de Riz du Niger.
Le RINI : maillon stratégique de la souveraineté alimentaire
Au-delà de la seule gestion industrielle, la relance du RINI s’inscrit dans une ambition nationale plus vaste qui est de contribuer concrètement à l’autosuffisance alimentaire du Niger. La société occupe en effet une place centrale dans la valorisation du riz local, notamment à travers la transformation du riz paddy en riz blanc destiné au marché national. Face aux agents et techniciens, M. Abdoulaye Aboubacar a rappelé que le travail accompli au sein du RINI dépasse le cadre d’une entreprise classique. Chaque action menée dans les usines, qu’il s’agisse de maintenance, de transformation ou de logistique, participe directement à la résilience économique et alimentaire du pays. Derrière chaque chaîne de transformation, derrière chaque tonne de paddy collectée, c’est en réalité un choix de la nation qui s’affirme ; celui de produire, de transformer et de consommer local.
Dans cette perspective, la Direction générale entend renforcer la cohérence de toute la chaîne de valeur rizicole. De la production agricole à la collecte du paddy, en passant par la transformation industrielle et la distribution du produit fini, c’est l’ensemble de la filière qui doit gagner en structuration, en efficacité et en compétitivité. L’ambition affichée est claire, atteindre
345 000 tonnes de riz d’ici 2029. Un objectif qui traduit une volonté ferme de soutenir la production nationale et de réduire durablement la dépendance aux importations. Cette orientation s’inscrit pleinement dans l’option souveraine et la dynamique de refondation portées par les plus hautes autorités du Niger, sous l’impulsion du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, pour qui la souveraineté alimentaire constitue l’un des piliers du redressement national.
L’implication de tous les acteurs comme pilier fondamental de la relance
La relance du RINI ne saurait toutefois se limiter au seul cadre industriel. Elle appelle une mobilisation collective, associant l’entreprise, les producteurs, les structures techniques et les autorités publiques.
C’est dans cet esprit que le directeur général a également tenu à rencontrer les représentants de l’État sur le terrain, considérés comme des acteurs déterminants de la dynamique rizicole nationale. À Kollo, M. Abdoulaye Aboubacar a échangé avec Mme la préfète Aissata Harouna Faram Maïga sur l’accompagnement institutionnel nécessaire à la relance de la filière. À Tillabéri-ville, il a été reçu par le gouverneur de la région, le Colonel Maïna Boukar.
Les échanges ont porté sur le rôle des autorités locales dans l’encadrement des producteurs, l’appui à la structuration de la filière et le soutien à la dynamique de redressement engagée par la société. Une conviction commune s’en est dégagée : la réussite de la filière rizicole passe par une synergie forte entre les producteurs, les structures techniques, les collectivités et l’État. À travers cette tournée, la Société Riz du Niger amorce ainsi une nouvelle étape de son évolution. Plus qu’une simple visite de terrain, cette mission traduit une volonté clairement affichée des responsables de la société Riz du Niger qui est celle de : moderniser l’outil industriel, améliorer durablement les performances et faire du riz nigérien un véritable levier de souveraineté, de croissance et de stabilité sociale.
La prochaine étape annoncée sera la présentation d’un plan d’action opérationnel, assorti d’indicateurs de suivi trimestriels, afin de traduire cette ambition en résultats mesurables. Le Niger a fait son choix. Il s’agit de produire, transformer, nourrir. Le RINI entend jouer sa partition pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.
Seini Seydou Zakaria (ONEP)
