Lors de la cérémonie de lancement de la campagne mondiale pour l’éducation à la paix
La fête de la Concorde est célébrée le 24 avril de chaque année depuis 1995 pour commémorer le retour à la paix. À cette occasion, le directeur du département Partenariat et Financement de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), M. Mahaman Raoui Malam Kankane, a procédé au lancement de la campagne mondiale pour l’éducation à la paix, le vendredi 24 avril 2026 au siège de la mutuelle de la Garde et de la Police.
Cette journée est marquée à Niamey, entre autres, par la présente conférence organisée par la Coordination nigérienne pour l’Éducation à la Non-Violence et à la Paix, autour du thème : « Mobilisation générale, éducation à la paix et à la non-violence, engagement citoyen pour la consolidation de la concorde nationale ».
Dans ses propos liminaires, le directeur du département Partenariat et Financement de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP) a indiqué que la célébration de cette année intervient dans un contexte particulier marqué par une dynamique de refondation nationale engagée depuis le 26 juillet 2023. « Cette refondation appelle à une mobilisation générale, source d’inspiration et d’action pour consolider la paix, telle que prônée par les plus hautes autorités, en l’occurrence le Général d’armée Abdourahamane Tiani. Dans ce cadre, la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP) multiplie les initiatives de cohésion sociale, d’unité nationale et de renforcement de la résilience communautaire face aux chocs sécuritaires et climatiques », a déclaré M. Mahaman Raoui Malam Kankane.
La Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, a-t-il poursuivi, se réjouit particulièrement des initiatives des acteurs visant à sensibiliser les populations, notamment les jeunes et les femmes, sur le lien étroit entre paix, éducation, souveraineté et développement. Leurs actions contribuent directement à bâtir des communautés résilientes, capables de faire face aux défis actuels et futurs. Dans ce contexte, l’éducation à la paix et à la non-violence apparaît comme un levier stratégique. Elle permet de renforcer la cohésion sociale, de prévenir les conflits et d’instaurer des sociétés pacifiques. « Former à la paix, c’est former des citoyens conscients, responsables et engagés. C’est aussi préparer un avenir où les différends se règlent par le dialogue et non par la violence. Je vous invite à suivre avec attention les présentations des conférenciers. Vos contributions aux échanges permettront d’enrichir et de renforcer l’éducation à la paix et à la non-violence au Niger, en particulier, et dans l’espace AES en général », a-t-il souligné.
Pour sa part, le coordinateur de la Coordination nigérienne pour l’Éducation à la Non-Violence et à la Paix, M. Al Moustapha Moussa Idé, a indiqué que le Niger s’est engagé dans une dynamique historique de refondation nationale. Cette orientation, fondée sur la reconquête de la souveraineté et le renforcement de l’unité nationale, appelle une mobilisation collective sans précédent. Dans ce contexte, la paix et la non-violence constituent des exigences fondamentales pour bâtir un Niger stable, résilient et prospère. Le Sahel, a-t-il précisé, fait face à des défis sécuritaires, sociaux et économiques majeurs. « Face à cette réalité, une réponse exclusivement sécuritaire ne suffit pas. Nous devons agir en profondeur, sur les mentalités, les comportements et les valeurs. Notre ambition est claire : intégrer durablement la culture de la paix et de la non-violence dans notre système éducatif et dans nos communautés », a-t-il affirmé. Il a également appelé les enseignants à être des éducateurs de paix, les leaders communautaires à devenir des artisans du dialogue et les jeunes à se positionner comme des ambassadeurs de la non-violence.
Assad Hamadou (ONEP)
