Les parties parties se sont retrouvées à Niamey pour des discussions franches sur l’évolution du projet
Dans le cadre du suivi et de l’évaluation du projet de connexion ferroviaire Kano-Katsina-Jibiya-Maradi, les parties prenantes se sont réunies, le mercredi 13 mai 2026 à Niamey. A travers cette réunion, les acteurs entendent accélérer la mise en œuvre du projet en vue de sa finalisation. Cette réunion a rassemblé l’ensemble des acteurs concernés, notamment les deux délégations du Niger et du Nigeria, l’entrepreneur et les partenaires financiers du projet.
Au cours de la réunion, le secrétaire général du Ministère des Transports et de l’Aviation Civile, M. Boureima Garba, il est prévu de passer en revue l’état d’avancement du projet au Nigeria et au Niger, la mise à jour de la question de l’acquisition des terres et de dédommagement au Niger, la localisation de la gare ferroviaire de Maradi et la coordination des services douaniers et de l’immigration.
M. Boureima Garba, a souligné l’importance du projet ferroviaire qui renforcera l’attractivité des ports nigérians, transformera la région en un véritable corridor de désenclavement pour les deux nations. Il a relevé l’ambition du Niger d’étendre la ligne ferroviaire vers l’est pour desservir les régions de Zinder et Diffa, et même la capitale Niamey via Dosso.
Pour atteindre ces objectifs, le secrétaire général du Ministère des Transports et de l’Aviation Civile, a insisté sur la nécessité de travailler ensemble à cultiver l’entraide et la coexistence pacifique. Au-delà des contributions pertinentes attendues des échanges, il a appelé les participants à prendre des engagements concrets pour surmonter les goulets d’étranglement identifiés lors de la dernière réunion de Kano, tenue du 22 au 24 octobre 2025.

Pour sa part, le Secrétaire général du Ministère Fédéral des Transports du Nigeria, M. Olufunso O. Adebiyi, a rappelé que ce projet ferroviaire facilitera les échanges commerciaux et renforcera les relations diplomatiques entre les deux pays. Il a relevé que des progrès remarquables sont accomplis sur la section nigériane. Cependant, la situation est différente sur la section nigérienne Jibiya-Maradi, où aucun travail physique n’a été entrepris par l’entrepreneur, celui-ci n’ayant pas encore obtenu le droit de passage sur le territoire nigérien. Ainsi, le chef de la délégation nigériane a appelé l’Etat nigérien à accélérer les mesures concernant cette question foncière. Dans le même ordre d’idées, il a demandé une évaluation indépendante d’impact environnemental et social qui devrait également être finalisée.
Afin de faciliter l’exécution des travaux dans les conditions optimales, le Secrétaire général du Ministère Fédéral des Transports du Nigeria a demandé la mise en place d’une procédure de circulation transfrontalière du personnel et des équipements pour le projet et un dispositif de sécurité adéquat.
Bachir Djibo (ONEP)
