Une délégation acceuillant leurs hôtes dans la pure tradition tibétaine
La découverte de la Chine profonde et de ses multiples potentialités culturelles, économiques, technologiques fait partie des activités phares du Programme de formation CIPCC. A 4h 30 mn du matin, les journalistes du Centre Afrique du CIPCC 2026 se retrouvent à l’aéroport de Pékin le lundi 22 juin 2026 en destination de la région autonome du Tibet.
Mais avant d’arriver à destination, une escale est prévue à Chengdu, à l’aéroport de Shuangliu. Après quelques heures d’escale, la délégation reprend son chemin pour rejoindre l’aéroport de Lhassa Gonggar. Dès l’arrivée à Lhassa, la capitale tibétaine, un comité d’accueil attend la délégation. L’ambiance à l’aéroport est très chaleureuse sous le vocable « Tachi-daley », la salutation et la bienvenue en tibétain. En guise de salutation, le comité accroche le “Hada”, une écharpe blanche, autour du cou des visiteurs pour leur souhaiter la bienvenue.
Après les échanges et les salutations d’usage et surtout les prises de photos, tout le monde monte dans le bus. Les discussions commencent avec les guides. “Bienvenue dans la région des montagnes et du Dalaï-Lama”. Dès l’aéroport, on a l’impression d’être dans un cratère creusé au milieu des montagnes. L’environnement est sobre et administratif. Mais dès qu’on quitte l’aéroport, la nature offre ses merveilles aux visiteurs notamment les beaux arbres, les fleurs de toutes sortes bordent la voie. A quelques kilomètres de l’aéroport, un tunnel de plus de 3 km s’ouvre devant nous. Au bout de ce tunnel, les montagnes s’enchaînent à perte de vue. Sur cette voie expresse ornée de plantations, la verdure est extraordinaire. La fusion des arbres et des chaînes de montagnes forme une harmonie unique et radieuse.
En regardant les montagnes, on comprend que la nature ne laisse parfois aucun choix aux humains car, sur certaines terres, il faut s’adapter et faire preuve de résilience. Et c’est ici que les choses deviennent plus intéressantes, parce que l’on contemple sur ce trajet de plus de 100 km l’union, l’harmonie et le génie des ingénieurs chinois qui se sont offert un cadre de vie idéal et agréable. Des routes serpentent et s’insèrent au milieu des montagnes. Des tunnels percent et traversent les sommets. Des lignes électriques impressionnantes surplombent les vallées. Ici, tout est adapté à la nature et à l’espace.
Ces infrastructures ne sont pas seulement le signe d’un développement structurel. Elles constituent la manifestation d’une Chine forte et développée à tout point de vue. Après quelques minutes sur ce magnifique trajet, le coup de fatigue s’impose, certains participants au programme de formation CIPCC 2026 s’endorment profondément dans le bus. Ainsi, commencent les visites dans les innombrables temples et structures ferroviaires dans cette immense région autonome du Tibet.
Abdoul-Aziz Ibrahim, à Xizang



