La table de séance lors de la clôture
Le symposium sur la contribution des femmes au redressement économique, à la consolidation de la stabilité politique et à la prévention des conflits au Sahel, organisé par le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires (REFAMP/Niger), a pris fin le jeudi 6 août 2026, à Niamey. Après deux jours d’échanges et de réflexions, les participants ont adopté plusieurs recommandations et résolutions.
Au cœur du débat, les questions relatives à la thématique ont suscité des échanges nourris, donnant lieu à la proposition de plusieurs solutions dont le renforcement du partenariat entre les femmes et les instances dirigeantes et leur implication dans les prises de décisions. Il a également été question de proposer d’autres pistes concrètes, parmi lesquelles la mise en place d’une cellule d’alerte précoce dans les différentes localités, l’intégration des femmes dans les comités locaux de paix, le financement des campagnes de sensibilisation portées par les leaders féminins, la promotion de la participation des femmes membres des FDS dans les actions de sécurité, ainsi que la création d’un cadre de dialogue gouvernants-associations féminines et la formation des leaders féminins.

En termes de résolutions, les femmes ont souhaité la mise en place d’un comité de suivi, de veille et de plaidoyer pour la mise en œuvre des actes du symposium, la capitalisation des bonnes pratiques en matière de redressement économique, de stabilité politique et de prévention des conflits à l’échelle nationale et sous-régional, l’organisation, de façon tournante de symposium dans les cinq pays que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie.
Dans son mot de clôture, la vice-présidente du REFAMP/Niger, Dr Moussa Fatimata, s’est réjouie de l’atteinte des résultats assignés au symposium. Elle a assuré de la prise en compte des recommandations qui seront examinées avec la plus grande attention par les autorités Nigériennes.
Dr Moussa Fatimata a confirmé que les résolutions prises permettront la création d’un mouvement fort des femmes sahéliennes pour la promotion d’un partenariat sous-régional renforcé pour la paix et la sécurité au Sahel, en consolidant le rôle stratégique des femmes dans la prévention des conflits, la gouvernance inclusive et la relance économique.
Bachir Djibo et Ismael Mounkaila (stagiaire)
