La table de séance à l’ouverture des travaux de la conférence
Le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires, REFAMP-Niger, a organisé le samedi 1er août 2026 à Niamey, une conférence consacrée à l’accueil de ses nouveaux membres et à l’autonomisation de femmes nigériennes. Tenue sous le thème « l’éducation des jeunes filles et le renforcement des capacités des femmes : moyens de lutte contre les violences basées sur le genre et le mariage des enfants », la rencontre a été présidée par la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye en présence de la 1ère vice-présidente du REFAMP-Niger, Dr Moussa Fatimata.
Cette conférence de bienvenue et de plaidoyer a réuni plusieurs nouveaux membres du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires, section du Niger, nommées aux hautes fonctions de l’Etat. Les discussions ont débuté par une remise des certificats de bienvenue aux nouveaux membres qui ont assuré de leur engagement à œuvrer non seulement pour la promotion de la paix, de l’intégration sociale, mais aussi pour la contribution des femmes nigériennes dans la promotion des bonnes valeurs en faveur de la refondation nationale.
La rencontre a également permis de mettre en lumière le rôle du REFAMP-Niger dans la lutte contre l’instabilité communautaire au Niger, la déscolarisation des jeunes filles, les défis liés à la situation des femmes victimes de fistule obstétricale ainsi que l’engagement des groupements féminins dans les initiatives du développement et la mobilisation générale.
Auparavant, les responsables du REFAMP-Niger ont élaboré un plaidoyer dont l’objectif principal est de contribuer au renforcement du dialogue entre les acteurs institutionnels et du Conseil consultatif de la refondation sur les enjeux liés à l’éducation des filles, à l’autonomisation des femmes et à la lutte contre les violences basées sur le genre en vue de l’élaboration des recommandations pour l’amélioration des politiques publiques.
Il s’agit, entre autres, de créer un cadre de dialogue et d’échanges entre les décideurs, les organisations féminines et les partenaires afin d’harmoniser le cadre de vie des jeunes filles et leur scolarisation, l’analyse des défis et opportunités liés à l’éducation des filles, le renforcement des capacités des femmes et l’élimination des VBG, notamment le mariage des enfants, le positionnement du REFAMP-Niger comme un acteur nécessaire du plaidoyer pour la paix et la gouvernance inclusive.
Au cours de son allocution, la ministre de la population a indiqué que le REFAMP-Niger, regorge de membres qui ont un niveau intellectuel assez élevé pour servir de modèle aux jeunes filles qui seront un jour, les futurs membres dudit réseau. « Donc, nous avons une lourde tâche, celle de convaincre les jeunes filles à viser haut pour devenir les futurs membres du REFAMP-Niger », a-t-elle rappelé. Elle a aussi souligné que les femmes doivent demeurer des ambassadrices de la paix et de la cohésion sociale au Niger. Les femmes ministres et parlementaires, a poursuivi la ministre, sont appelées à promouvoir l’inclusion, le respect et bannir le complexe de supériorité dans la société.
Pour sa part, la 1è vice-présidente du REFAMP-Niger, Dr Moussa Fatimata, a remercié l’ensemble des participants, particulièrement les nouveaux membres qui se sont mobilisés pour répondre à cet appel et contribuer activement au développement sociopolitique du Niger. Selon Dr Moussa Fatimata, les échanges au cours de cette conférence illustrent la volonté du Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires du Niger à collaborer avec les plus hautes autorités afin de continuer à promouvoir le rôle déterminant des femmes nigériennes dans la résilience communautaire et le développement des initiatives de paix et de sécurité.
Yacouba Moumouni (ONEP)
