Moustapha Alou
… Poursuivant ses explications sur le Niger nouveau, le Président de la République, Chef de l’Etat, a souligné qu’aujourd’hui, « ce sont nos Forces de défense et de sécurité qui ont l’initiative de notre sécurité et de la défense du territoire national ». Tout en reconnaissant qu’une nation se construit dans la sueur, les larmes et le sang et en insistant sur le fait « qu’aucune lutte de libération ne peut se faire sans perte, sans sacrifice », le cas de l’Algérie est patent, le Général Tiani s’est appesanti sur quelques faits saillants et réalisations phares dans le Niger nouveau.
Le premier haut fait du Niger nouveau, c’est assurément l’affirmation de la souveraineté sur les richesses et ressources du sol et du sous-sol longtemps spoliées par des puissances étrangères et leurs valets locaux.
Le second, c’est indubitablement, la décision irrévocable du peuple nigérien de bouter hors de ses frontières les forces étrangères, quelques cinq mille (5 000) hommes stationnés à Niamey et essaimés un peu partout sur le sol nigérien, qui entravaient la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité.
Le troisième est, sans conteste, les mesures sociales salvatrices prises dans le domaine de la santé, des hydrocarbures, de la construction, sans omettre les opérations de vente à prix modérés des denrées de première nécessité et que sait-on encore.
Le quatrième est, sans nul doute, la nouvelle voie de développement débarrassée de l’aide extérieure avilissante et dont la mobilisation des ressources propres de l’Etat, la participation nationale à travers la contribution des filles et fils de la Nation à l’œuvre de construction nationale sont les piliers. C’est pourquoi du reste, pour la première fois dans l’histoire du Niger, les décisions qui engagent la nation et qui intéressent les populations sont prises au Niger, par des Nigériens et nulle part ailleurs.
Au cours de son entretien radiotélévisé, le Général Tiani a mis un accent particulier sur les efforts fournis et l’énergie déployée par l’Etat dans le domaine de l’énergie et du développement rural, l’agriculture notamment. Dans le secteur de l’énergie, « nous avons réussi en deux ans à installer 116 mégawatts, un quart de notre capacité en 65 ans d’indépendance. Nous avons payé pour 100 autres mégawatts, tout est financé et ils seront bientôt installés, ce qui portera nos réalisations installées et à installer puisque le financement est acquis à 218 mégawatts, la moitié de ce que le pays a fait en 65 ans d’indépendance ! », expliquera- t-il.
Le Général Tiani poursuit, « mieux, avec celle qui est en bonne voie, 600 mégawatts seront réalisés à travers une première phase pilote, parce que notre objectif à terme est de produire 5 200 mégawatts ; beaucoup de Nigériens ont crié que ce n’est pas possible…il n y a rien d’impossible et pour le peuple nigérien depuis le 26 juillet 2023, rien n’est impossible et rien ne sera impossible Inch’Allah ».
Plus jamais, l’embargo ne sera pas synonyme de famine au Niger, nous allons produire nous-mêmes et pour nous-mêmes ! tel est le leitmotiv du Général Tiani dans le secteur de l’agriculture. Le Programme Grande Irrigation, action concrète phare du Niger nouveau dans le domaine du développement rural, en est le témoignage patent. Aujourd’hui, « les paysans viennent échanger leurs produits dans les foires, les marchés, 8 000, 9 000, 10 000 le sac de riz de 25 Kg…le sac de maïs à 13 500 FCFA… », soulignera le Chef de l’Etat.
Ainsi donc, l’embargo n’est plu synonyme de surenchère au Niger, un pays détenteur de la plus grande réserve en eau douce et où la production locale est boostée et encouragée par l’Etat…
Moustapha Alou (ONEP)
