Lors de la rencontre ...
Le gouverneur de la région de Tillabéri, le Colonel Maïna Boukar, et l’ensemble des responsables régionaux ont rencontré, le lundi 7 septembre 2026 dans la salle de réunion annexe du Gouvernorat, les membres du comité ad-hoc chargé de l’écriture de l’histoire générale du Niger. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une mission d’information et de mobilisation visant à préparer la collecte des données historiques à travers le pays.
À l’ouverture de la rencontre, le gouverneur de Tillabéri a indiqué que le Niger dispose d’un important patrimoine historique, mais certains aspects de son passé restent insuffisamment documentés ou n’ont pas été suffisamment rapportés. « Nous avons beaucoup entendu et beaucoup appris dans le passé sur notre pays, le Niger, mais nous avons découvert aussi que beaucoup de choses n’ont pas été dites », a-t-il relevé. Il a estimé que cette initiative constitue donc une occasion pour les historiens nigériens de reprendre les recherches, de replacer les différents événements dans leur contexte et de mieux présenter l’histoire nationale aux générations futures.

Intervenant à cette occasion pour présenter l’objet de la mission, le président de la commission ad-hoc chargée de l’écriture de l’histoire générale du Niger, Pr Maïkoréma Zakari, a expliqué que la tournée vise principalement à informer les acteurs régionaux sur la composition, la structuration et les missions du comité, tout en recueillant leurs contributions. Il a précisé que, contrairement à l’appellation souvent utilisée de « comité de réécriture », la dénomination officielle est bien « comité ad-hoc chargé de l’écriture de l’histoire générale du Niger ».
Le comité est composé d’une soixantaine d’historiens nigériens et s’appuie sur quatre commissions techniques chargées du travail scientifique. La première commission est consacrée à la préhistoire et à l’archéologie. La deuxième couvre la période allant du VIIᵉ au XIXᵉ siècle, la troisième s’intéresse à la période de 1900 à 1960 et la quatrième à l’histoire du Niger de 1960 à nos jours.
Pr Maïkoréma Zakari a souligné que l’écriture de cette histoire ne pourra intervenir qu’après une importante phase de collecte et de traitement des données. « L’historien ne prend pas pour argent comptant tout ce qu’on lui dit », a-t-il expliqué précisant que les informations recueillies seront soumises à une critique externe et interne et confrontées lorsque plusieurs témoignages existent sur un même événement.
Après les exposés des membres du comité, les participants ont apporté leurs contributions et posé des questions afin d’obtenir davantage d’éclaircissements. Les échanges ont permis d’aborder les méthodes de collecte, l’identification des personnes-ressources et la contribution attendue des acteurs régionaux.
Le vice-président du comité ad hoc, Pr émérite Boureima Alpha Gado, a, pour sa part, insisté sur l’ampleur du chantier. Il a indiqué que, même si aucune durée définitive n’a été fixée pour l’ensemble du processus, le comité s’est donné une première période de trois ans pour mener les recherches et obtenir des résultats susceptibles de déboucher sur la publication de plusieurs ouvrages. « Le nombre de volumes dépendra des résultats des recherches. Chaque commission pourrait produire au moins un volume, voire deux, ce qui pourrait conduire à un ensemble de huit ouvrages », a-t-il expliqué.
Adamou I. Nazirou
ONEP Tillabéri
