Lors de la visite du gouverneur d’Agadez dans les camps des expulsés d’Algérie
Le gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Brigade Ibra Boulama Issa, a entamé, le mercredi 14 mai 2025, une visite terrain de quatre (4) jours dans les départements d’Arlit et Ingall. Cette mission rentre dans le cadre du suivi des flux migratoires avec ces dernières semaines un refoulement massif de migrants de diverses nationalités dont des nationaux à la frontière nigérienne avec l’Algérie. Ainsi, au cours de cette mission le Général de Brigade Ibra Boulama Issa s’est également intéressé aux contributions des partenaires humanitaires dans le renforcement de la résilience aux profits des migrants et des populations hôtes, notamment à Arlit, Assamaka et dans la ville d’Agadez. A son arrivée à Arlit sous une température envoisinant les 48°C, le Général de Brigade Ibra Boulama Issa, à la tête d’une forte délégation, a été accueilli par le Préfet du département, le Lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane entouré de ses proches collaborateurs civils et militaires.


A travers cette mission, il s’agit, pour le gouverneur, premier responsable de la région, d’aller constater de lui-même cette situation et échanger avec les acteurs humanitaires intervenants dans la chaîne de la prise en charge et de l’assistance humanitaire aux migrants. A cet effet, la délégation du gouverneur compte en son sein les représentants de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), ceux du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), ceux du Haut-Commissariat aux Réfugiés (UNHCR) et ceux du Programme Alimentaire Mondial (PAM), sans oublier aussi les représentants des ONGs intervenant dans la mise en œuvre opérationnelle des interventions de ces Organisations Internationales.
Aussi, faut-il également le rappeler, cette mission intervient deux semaines seulement après la présentation et le partage du « Plan de Réponse Humanitaire au Profit des Migrants Refoulés d’Algérie » aux partenaires humanitaires de la région. La présente mission marque aussi le début de la mise en œuvre de ce plan qui a suscité l’adhésion de tous les partenaires humanitaires encore restés aux côtés de la République du Niger, dans ces moments difficiles, mais aussi dans ce contexte marqué par l’élan de souveraineté et de la conquête de la réelle indépendance de notre pays, depuis le 26 juillet 2023 sous la conduite, du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et le gouvernement de la Refondation.

Le Général de Brigade Ibra Boulama Issa a visité les camps de transit de l’OIM dans la commune urbaine d’Arlit, l’un sis sur la route d’Agadez et l’autre en plein cœur de la ville.
Il s’agit pour le gouverneur, à travers ces deux visites, de constater et de s’informer sur la situation desdits camps. Le gouverneur a retrouvé un personnel dévoué à la tâche. Il a visité les CSI, la salle d’identification et d’enregistrement des migrants avant leur programmation pour l’acheminement dans les pays d’origine. Le gouverneur s’est également rendu dans l’espace de loisir, où il a retrouvé les migrants en pleine activité sportive notamment, un match de football.
Le gouverneur a également échangé avec certains migrants qui lui ont parlé de leur parcours, des raisons qui les ont conduits à quitter leur pays et les conditions de leur expulsion d’Algérie. Il faut noter que ces migrants, hommes et femmes, ont exprimé déjà leurs regrets d’avoir quitté leurs pays respectifs.
Les visites ont aussi permis au gouverneur d’échanger avec le personnel et les responsables de l’OIM qui ont donné plus d’informations sur le fonctionnement desdits Camps et sur l’ensemble du processus de la prise en charge et de l’assistance au profit des migrants jusqu’à leur départ du Niger.
Au niveau du 1er camp de l’OIM, le gouverneur a constaté la présence d’abris de fortune au tour du camp. Le Général de Brigade Ibra Boulama Issa est allé à la rencontre des occupants de ces abris, des femmes avec des enfants. Elles sont de nationalité nigériane, particulièrement de l’Etat de Kano. Le préfet du département d’Arlit et les responsables de l’OIM ont expliqué au gouverneur le cas de ces femmes nigérianes qui ne sont pas dans la même situation que les autres migrants. C’est la raison pour laquelle leur cas n’est pas pris en charge par l’OIM. Mais les responsables de l’OIM ont expliqué que des échanges sont en cours afin d’apporter une réponse à ces cas.
Il faut noter que pour les deux camps il est dénombré à la date de cette visite environ 1 500 migrants sous le contrôle de l’OIM.
Ali Maman, ONEP-Agadez
