La table de séance à l’ouverture du forum
Le gouverneur de la région d’Agadez, le Général de Division Ibra Boulama Issa, a présidé, le mardi 5 mai 2026, l’ouverture du forum régional sur l’enregistrement universel des enfants. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités civiles et militaires, notamment le directeur national de l’état civil, le Sultan de l’Aïr, les administrateurs délégués des communes de la région, ainsi que le représentant du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), partenaire de l’initiative.
Dans son allocution, le gouverneur a exprimé sa reconnaissance et ses encouragements aux acteurs de la région pour les performances remarquables enregistrées en matière d’enregistrement des naissances. Avec un taux de 91,75 % en 2025, contre une moyenne nationale de 79,36 %, la région se classe première au Niger. Il a encouragé les autorités communales à maintenir cette dynamique afin d’atteindre l’objectif de 100 %, conformément aux ambitions nationales. Le gouverneur a précisé que cette campagne vise à mobiliser les communes comme actrices clés de la promotion des droits de l’enfant, en lui garantissant l’accès à l’identité légale.
Le gouverneur a également réaffirmé l’engagement des autorités régionales à respecter les orientations de la politique nationale de l’état civil soutenue par les autorités du pays. Il a mis en avant les avancées enregistrées dans l’informatisation du système, avec plus de 180 communes produisant déjà des actes sécurisés sur les 266 que compte le pays. A cet effet, il a exhorté les administrateurs délégués à redoubler d’engagement dans la délivrance des actes de naissance et à accompagner efficacement les populations.

Intervenant à cette occasion, le représentant de l’UNICEF, M. Idrissa Sabit, a salué l’engagement des autorités régionales, en particulier celui du gouverneur, pour la tenue de ce forum consacré à l’implication des communes dans l’enregistrement universel des naissances et la protection de l’enfant. Il a souligné que l’acte de naissance ne se limite pas à un document administratif, mais constitue un véritable passeport donnant accès aux droits fondamentaux tels que l’éducation, la santé et la protection sociale. A l’inverse, son absence expose les enfants à des risques majeurs, notamment l’apatridie et la perte d’identité juridique.
Le représentant de l’UNICEF, M. Idrissa Sabit, a également souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Objectif de Développement Durable 16.9 qui vise à garantir une identité juridique pour tous à l’horizon 2030. A cet effet, il a précisé que le Niger s’est doté d’une politique nationale de l’état civil depuis 2019, mise en œuvre à travers des plans stratégiques dont celui couvrant la période 2025-2027. Il a mis en avant les responsabilités des communes, désormais compétentes en matière d’état civil, et le rôle déterminant des administrateurs délégués en tant qu’officiers chargés d’attester juridiquement l’existence de chaque enfant.
« Le présent forum axé sur l’engagement des communes, est stratégique à tous égards. L’Etat, à travers le Code général des collectivités territoriales, a transféré certaines compétences aux communes dont celle de l’état civil … Vous garantissez le droit à l’identité et par votre action, vous donnez un nom, une date, une reconnaissance à chaque fille et chaque garçon. Vous leur ouvrez les portes de la citoyenneté et de la protection », a soutenu le représentant de l’UNICEF.
Parlant des performances de la région d’Agadez en matière d’enregistrement des naissances, il s’est réjoui de toute l’assistance que son institution a pu apporter. « Ces performances sont le fruit d’actions soutenues par l’UNICEF, notamment la mobilisation communautaire, le renforcement des capacités des agents, le déploiement d’équipes mobiles d’enregistrement et l’informatisation progressive des services dans plusieurs communes », a-t-il souligné.
Ali Maman, ONEP Agadez
