Vue des membres de la délégation pour apaiser les tensions
Une bataille rangée a opposé des éleveurs et des agriculteurs, le jeudi 14 mai 2026, dans la vallée de Madobi, une localité située à 8 Km de Tamaské, dans le département de Keita, région de Tahoua.
Le bilan de l’affrontement fait état de trois personnes tuées dont deux éleveurs de Keita et un agriculteur natif de Tamaské, et plusieurs autres personnes ont été blessées et prises en charge au CSI de Tamaské.
Selon les explications reçues, tout est parti lorsque des éleveurs des campements pastoraux ont envahi les champs des maraîchers pour faire paître leurs troupeaux alors que plusieurs spéculations y sont déjà cultivées, notamment de l’oignon, de la courge, du piment, du niébé, du gombo, tomate, etc.
Les dégâts causés par les animaux sont importants, a indiqué un témoin qui précise que plusieurs jardins ont été ravagés par les animaux. C’est ce qui a provoqué le conflit qui a dégénéré en affrontement entre les éleveurs et agriculteurs.
Pour calmer la tension entre les deux parties belligérantes, des pourparlers ont été engagés sous l’égide de la préfète du département de Keita, Capitaine Hamsatou Nomao, de l’administrateur délégué de la Commune Rurale de Tamaské, l’adjudant-chef Hamza Hamma et du Chef de Canton de Tamaské, l’honorable Abdoulkadre Cheffou Touba, au palais du Chef de Canton de Tamaské où les parents des victimes se sont pardonnés publiquement et ont décidé de faire la paix.
La délégation préfectorale s’est ensuite rendue dans la famille du défunt agriculteur à Tamaské, pour présenter des condoléances et les compassions des autorités du pays et prier pour le repos éternel de son âme.
Après Tamaské, la délégation préfectorale a poursuivi sa mission de bons offices auprès des parents des éleveurs tués basés à Keita pour le même cérémonial.
Les conflits entre agriculteurs et éleveurs interviennent généralement au Niger en fin des saisons des cultures. Les pouvoirs publics encouragent les rencontres et les séances de sensibilisation afin de les limiter.
Tsahirou Abdoua, ONEP Tahoua
