Photo de famille, peu après la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée Générale
Dans un contexte marqué par la volonté des États de l’AES d’affirmer leur souveraineté et de renforcer leur solidarité, les collectivités territoriales ont choisi de s’inscrire dans cette même dynamique. C’est dans cette optique que s’est tenue, hier matin à Niamey, l’Assemblée générale constitutive de l’Union des Collectivités Territoriales de l’Espace AES. Présidée par le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Général de division Mohamed Toumba, cette rencontre a pour objectif de doter les collectivités territoriales de l’espace AES d’une organisation faîtière, de mettre en place ses organes dirigeants et de définir les perspectives de son fonctionnement et de son développement.
Ces travaux permettront ainsi d’adopter les statuts et le règlement intérieur de cette nouvelle organisation, de mettre en place ses organes dirigeants et d’acter officiellement sa création.
Dans son discours d’ouverture, le Général de division Mohamed Toumba a précisé qu’à l’échelle nationale, les collectivités territoriales ont pour objectif final l’amélioration des conditions de vie des populations. Elles sont de plus en plus perçues comme des partenaires majeurs dans la mise en œuvre des politiques publiques. Aussi, a-t-il ajouté, elles sont les véritables moteurs des processus de décentralisation et doivent s’impliquer davantage dans la mobilisation de tous les autres acteurs en vue de la réalisation des actions de développement local. Elles doivent contribuer à la consolidation de la paix, à la cohésion sociale et à la promotion d’un développement local durable axé sur la réduction de la pauvreté, la fourniture des services sociaux de base dans le respect des principes de bonne gouvernance et de la diversité locale.
Les collectivités doivent redoubler d’efforts dans la mobilisation des ressources afin de promouvoir le développement économique local durable, favoriser le dialogue et la coopération entre elles de manière à échanger les meilleures pratiques en matière de politique de développement économique et de coopération, et promouvoir la coopération décentralisée, la coopération transfrontalière et l’intercommunalité. « La mise en place d’une faîtière des collectivités territoriales de l’espace AES vient donc à point nommé, car elle consacre la création d’une institution qui fera de nos collectivités territoriales, avec l’appui de nos États, des institutions locales fortes, crédibles, capables de devenir des espaces porteurs de dynamiques de développement local », a-t-il affirmé.
Pour sa part, le président de l’Association des Municipalités du Niger (AMN), le Colonel Soumana Boubacar Garanké, a déclaré que, face aux défis sécuritaires, économiques, sociaux et environnementaux qui interpellent quotidiennement les populations, les collectivités ont compris que l’avenir ne pouvait se construire dans l’isolement. « Nous avons choisi l’unité, la complémentarité et l’action concertée. L’initiative qui nous réunit est l’aboutissement d’un processus rigoureux de dialogue et de concertation engagé depuis plusieurs mois », a-t-il dit.
Pour le président de l’AMN, cette rencontre pose les jalons d’une institution appelée à porter la voix des territoires de l’AES et à accompagner la refondation des collectivités au bénéfice direct des populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger. « L’Union des Collectivités Territoriales de l’AES est un espace de dialogue, de concertation, de partage d’expériences, de mutualisation des bonnes pratiques et de défense des intérêts des collectivités territoriales de cet espace commun. Elle constituera également un cadre privilégié pour promouvoir la gouvernance locale, renforcer les capacités institutionnelles des collectivités territoriales et accompagner les politiques publiques de développement portées par les États membres de l’Alliance des États du Sahel », a déclaré le Colonel Soumana Boubacar Garanké.
Fatiyatou Inoussa et Boubacar K. Nafissatou (Stagiaire)
