Photo de famille à l’issue de l’AG
L’Association des chefs traditionnels de la région de Tillabéri a organisé le dimanche 11 octobre 2026 dans les locaux de son nouveau siège, une assemblée générale ordinaire pour débattre du fonctionnement de l’organisation, la situation sécuritaire, les perspectives de la campagne agricole et les mesures préventives face à un éventuel déficit de production. La rencontre a permis aux chefs de canton et de groupements faire des analyses et de formuler des recommandations destinées aux autorités compétentes.
Au-delà des questions internes à l’association, cette assemblée générale a constitué un cadre d’échanges sur les défis sécuritaires, agricoles et administratifs de la région, avec la volonté de faire remonter les préoccupations du terrain aux instances concernées.
À l’issue des travaux, l’honorable Amirou Alio Boureima, président de l’Association régionale des chefs traditionnels de Tillabéri, a rappelé que l’assemblée générale visait, en premier lieu, à évaluer le fonctionnement du bureau régional afin de consolider ses acquis et corriger les insuffisances relevées. « Il faut, à chaque fois, voir ce qui marche et ce qui ne marche pas », a-t-il indiqué. Il a précisé que les discussions ont débouché sur des mesures destinées à améliorer progressivement le fonctionnement de l’organisation.
Les relations entre le bureau régional et le bureau national ont également été examinées. Pour le président régional, l’enjeu est de renforcer la coopération entre les deux structures afin de donner davantage de dynamisme à leurs actions et d’assurer une meilleure coordination dans l’accomplissement de leurs missions.
La situation sécuritaire dans la région a occupé une place importante dans les discussions. Chaque chef de canton ou de groupement a été invité à partager son appréciation de la situation dans sa zone. Cette démarche a permis de recueillir des analyses diverses, issues de la connaissance du terrain et des réalités vécues par les communautés.
Les participants se sont également penchés sur la campagne agricole en cours d’achèvement, notamment sur l’état des cultures vivrières et les conditions de pâturage. Au regard des premiers signes évoqués au cours des échanges, les responsables traditionnels ont exprimé des préoccupations quant à la possibilité d’un déficit de production.
Face à cette perspective, les discussions ont porté sur les mesures d’accompagnement à envisager, avec une attention particulière accordée aux cultures de contre-saison. L’objectif est de permettre aux communautés de disposer, dans les meilleurs délais, de solutions susceptibles de compenser les éventuelles insuffisances de la production agricole et de limiter leurs conséquences.
Au terme de la rencontre, l’honorable Amirou Alio Boureima s’est dit pleinement satisfait du déroulement des travaux. Il a salué l’esprit de communion et la sagesse des participants et a reconnu l’existence de quelques incompréhensions, tout en soulignant qu’elles ont pu être surmontées grâce au dialogue.
Adamou I. Nazirou
ONEP Tillabéri



