Atelier de formation de la DGPV : Renforcer les capacités des inspecteurs phytosanitaires sur les procédures de contrôle
Avec l’appui financier du projet d’appui au développement des cultures irriguées et à l’intensification de la production animale (PACIPA), la Direction générale de la protection des végétaux (DGPV) a procédé, le vendredi 19 juin 2026 à Liboré, au lancement d’un atelier de formation des inspecteurs phytosanitaires sur les procédures de contrôle et les normes internationales. Présidé par le secrétaire général du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Ousmane Abdou, cet atelier de quatre jours s’inscrit dans une dynamique de protection des produits végétaux en transit au Niger.
Plusieurs inspecteurs des postes de contrôle et certification des produits végétaux venus des quatre coins du Niger ainsi que des responsables des services compétents ont pris part à cette initiative de formation consacré aux procédures de contrôle et les normes internationales pour les mesures phytosanitaires.
Le secrétaire général du ministère de l’agriculture et de l’élevage a indiqué que le contexte actuel marqué par la recherche de la souveraineté alimentaire fait du secteur agricole une priorité absolue de l’action publique. En effet, au-delà de l’aspect productiviste, a-t-il fait savoir, la question de la sécurité sanitaire reste une donnée dont les bases reposent sur un système robuste de contrôle des produits de consommation tout au long de sa chaine de valeur. Cela requiert, a-t-il ajouté, l’engagement et la détermination de tous dans la mise en œuvre des activités agricoles en fonction du niveau de responsabilité. « Tous nos efforts seront vains si nos productions ne sont pas protégées contre les organismes nuisibles, ce qui implique notre sens de proactivité dans nos activités, dans un esprit professionnel », a-t-il rappelé.
Pour M. Ousmane Abdou, cette session de formation au profit de ces responsables de contrôle relève un enjeu majeur, notamment la volonté d’assurer une alimentation saine afin de garantir une sécurité alimentaire et nutritionnelle adéquate à la population nigérienne. Il a souligné que le programme de la formation couvre des thématiques essentielles, à savoir la réglementation phytosanitaire nationale et les normes internationales, les procédures et méthodologies de contrôle, les normes internationales des mesures phytosanitaires (NIMP) et le remplissage approprié des documents phytosanitaires.
Pour sa part, le directeur général de la Protection des Végétaux, M. Issa Mano a indiqué que la DGPV assure le contrôle des pesticides et les produits au niveau des frontières. Pour cela, a-t-il dit, le Niger dispose de 35 postes de contrôle phytosanitaire ainsi que d’un poste à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Pour le DGPV, cet atelier s’inscrit également dans le cadre de la stratégie nationale, notamment la vision Niger 2035 et le plan de Développement économique et social, PDES 2022-2026 visant une croissance durable et inclusive, capable de réduire significativement la pauvreté. « La certification phytosanitaire est une science exigeante. Une erreur de remplissage peut bloquer des tonnes de marchandises. Un organisme nuisible non détecté peut menacer des récoltes entières », a-t-il déclaré. C’est pourquoi, M. Issa Mano a souligné que cet atelier n’est pas une simple formalité administrative, mais une opération de souveraineté alimentaire et de compétitive nationale. Selon le directeur général de la protection des végétaux, les indicateurs visés pour cette formation sont, entre autres, une réduction d’au moins 30% des erreurs entre le pré-test et le post-test, 90% des documents correctement remplis lors des simulations, une réduction d’au moins 60% des erreurs dans les documents phytosanitaires, etc.
Saisissant l’occasion, le secrétaire général de la commune rurale de Liboré, M. Aoussouk Islamane a salué l’initiative et a remercié les organisateurs du choix de la commune de Liboré pour abriter les travaux de cet atelier. Il a réaffirmé l’engagement des autorités municipales de Liboré à accompagner cette initiative tout au long de la formation.
Yacouba Moumouni (Stagiaire)
