Bien-être de la famille : Les valeurs religieuses traditionnelles, une opportunité pour le réaliser

Société
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La population du Niger, celle de l’Afrique de l’Ouest d’une manière générale constituent depuis quelques années, une préoccupation importante.  La situation continue de susciter des débats au regard de l’évolution de la population et du développement économique des pays. Pour les religieux d’Afrique de l’Ouest, l’heure est plutôt aux actions. C’est pourquoi, ils se sont regroupés au sein de l’Alliance des Religieux de l’Afrique de l’Ouest pour la promotion de la Santé et le Développement (ARAO/SD et se donner pour mission « de faire des valeurs religieuses traditionnelles une opportunité pour réaliser le bien-être de la famille par une saine compréhension de nos références et par le dialogue ». Cette alliance a une vision claire : ‘’une Afrique où chaque famille jouit de ses droits en santé et accède à un développement holistique’’.  Pour atteindre ses objectifs dans le cadre de cette vision, l’ARAO/SD envisage  entre autres de  coordonner le plaidoyer, la mobilisation des ressources et l’appui technique pour la mise en œuvre des programmes par les associations, d’être un partenaire des organisations internationales, régionales et sous régionales pour ce qui concerne les aspects de santé et de développement  et de promouvoir le dialogue interreligieux et la tolérance religieuse.

Dans cette perspective, l’alliance des religieux a pu déjà renforcer les capacités

d’une partie de ses acteurs sur différentes thématiques dont le plaidoyer, la mobilisation des ressources, la gestion axée sur les résultats. Elle a en outre mené plusieurs actions de sensibilisation pour le changement social et comportemental au profit de la santé des jeunes, des adolescents, et de la population en général.

Convaincus qu’ils assurent une fonction sociale au sein des communautés, les religieux s’engagent à travailler pour le bien-être commun, défendre la dignité humaine en construisant collectivement des relations justes (dialogue intergénérationnel) entre les cultures (dialogue inter culturel, et entre les religions (dialogue inter religieux). Au sujet de la stratégie de l’Islam par rapport à la procréation responsable, Elh. Oumarou Mahaman Bachir, leader religieux musulman du Niger, président de cette alliance a affirmé que « l’Islam n’enseigne pas la limitation des naissances, mais plutôt la gestion saine de la procréation fondée sur les droits du bien-être de la femme et de l’enfant dans un cadre favorisant le développement socioéducatif, économique et sanitaire ».

Il a insisté sur la signification des deux (2) mots : le vouloir (chapitre dans la jurisprudence)   = volonté d’accomplir, dont le non accomplissement du souhait ne fait que sanctionner de péché (la bonne intention est voulue) ; Et le compliment (l’éloge à Allah SWT pour les bienfaits ou les destinées prescrites).

Selon le leader religieux, « sans pour autant s’exposer aux dangers et prédire que ça provient d’Allah SWT, du fait que l’être humain est doté de deux facultés (la notion du bien et du mal et ce qui advient), Allah a dit dans le chapitre la cité verset 10 البلد, je cite : « Ne l’avons-Nous pas guidé aux deux voies ? »

D’après Elh. Oumarou Mahaman Bachir, les Erudits disent que l’homme choisit la mère de sa progéniture, afin d’éviter les conséquences qui peuvent advenir, Allah SWT a dit dans le chapitre Mariam verset 59 مريم, je cite : «A ces prophètes élus succédèrent des générations égarées qui ont délaissé la prière en ne l’accomplissant plus comme il faut et ont commis les actes de désobéissance…. »

Il a aussi dit dans le chapitre le tonnere verset 11 الرعد je cite : « …Allah ne modifie point l’état d’un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes…. ».

Le Président de l’ARDSES précise que

« les obligations des termes de la Chari-at (الشريعة) stipulant le bien être à travers la protection de l’âme ; la santé ; la progéniture ; la fortune et l’honneur ».

« Cela nous incite au respect des responsabilités qui nous incombent par rapport à la gestion de la procréation, notamment dans un sens large les volets de la santé, de l’éducation pour un bien – être individuel et collectif dans nos pays respectifs ». Pour, Elh. Oumarou Mahaman Bachir, « les questions de la population ne peuvent être résolvées qu’à travers les synergies d’actions, du fait qu’aucun acteur ne peut faire cavalier seul et réussir, surtout que les uns ont besoin des autres chacun dans sa sphère et l’apport qu’il doit amener, afin d’avoir une même vision par rapport à la question de la démographie et du développement ».  Il cite un dicton haoussa qui dit : « si tu ne connais pas la direction du village, écoutes la sonorité des coups des pilons »

Par  Fatouma Idé(onep)