Moustapha Alou
Au détour d’une question relative à l’agriculture et l’exploitation des potentialités agricoles, le Président de la République, Chef de l’Etat, a dit : « Il ne faut pas qu’on attende que le riz nous vienne de l’extérieur, il ne faut pas qu’on attende que le maïs nous vienne de l’extérieur, le mil et le niébé, je n’en parlerai pas. Qu’est-ce qu’il faut faire ? nous avons tous les atouts au Niger, nous avons l’eau, la terre, 1.267.000 km2 où même dans le Ténéré, si vous semez quelque chose, ça va pousser, il suffit d’apporter de l’eau, nous avons aussi le soleil. Dieu nous a bénis de l’eau, de la terre et du soleil ; et pour tout agronome, il sait que ces trois éléments réunis, même si c’est avec un doigt que vous travaillez, vous pouvez produire suffisamment pour vous nourrir. Pourquoi alors, nous ici au Niger, on n’arrive pas à assurer notre autosuffisance alimentaire ? ».
Ainsi donc, voici d’où et comment est partie l’idée, puis la matérialisation du Programme Grande Irrigation (PGI), initié par le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani dans les huit régions du Niger, qui est aujourd’hui l’un des fleurons du Niger nouveau.
La promotion des producteurs, la réhabilitation et la réalisation des périmètres irrigués, la valorisation du travail de la terre, la souveraineté alimentaire sont les objectifs du PGI qui est aujourd’hui l’un des piliers sur lesquels repose la nouvelle voie nigérienne de développement. Toutes les réalisations entrant dans le cadre de ce vaste et salvateur programme de développement sont prises en charge par l’État, l’ONAHA et le Fonds de Solidarité pour Sauvegarde de la Patrie (FSSP).
Depuis deux ans, le constat est saisissant : un intérêt particulier a été accordé au potentiel humain, à la réhabilitation et réalisation d’ouvrages d’exploitation des potentialités agricoles, à la récupération des terres, la mobilisation des eaux et l’acquisition d’équipements et d’intrants agricoles.
En rencontrant les populations du Niger des villes et campagnes, le Chef de l’Etat a souligné la nécessité pour les communautés de participer à l’œuvre de développement national.
Aujourd’hui, « le riz est disponible, le mil est disponible, le maïs est disponible, et défiant tout prix ou toute concurrence. Ça, c’est la grande irrigation, c’est pragmatique, c’est visible », dira, à juste titre, et avec un enthousiasme certain, le Général Tiani.
Un autre motif de satisfaction révélé par le Chef de l’Etat, c’est qu’à travers toutes ces réalisations, notre pays est arrivé à se débarrasser de l’aide avilissante. « Depuis que nous sommes là, vous n’avez jamais vu là où nous avons demandé de l’aide alimentaire ; quand on nous propose l’aide alimentaire, nous disons que nous avons dépassé ce cap, nous avons tourné le dos à l’aide alimentaire ».
Intarissable sur la question, le Général Tiani poursuit : « Nous avons suffisamment de terre, d’eau et de soleil pour produire au profit de nos populations, et c’est ce que nous ferons Incha’Allah ».
En définitive, en retroussant nos manches, dans un sursaut patriotique, un élan national, un changement de mentalités, une prise de conscience individuelle et collective, l’effort de développement national dont le PGI est le symbole se poursuivra dans notre pays avec pour principe cardinal, l’exploitation optimale des potentialités agro-sylvo-pastorales et hydrauliques et du potentiel humain.
Moustapha Alou (ONEP)
