Moustapha Alou
… Comme on s’y attendait, au cours de son entretien radiotélévisé du samedi 25 juillet 2026, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a fait, à la Nation, d’importantes révélations sur les tenants et aboutissants de la dernière attaque des mercenaires à la solde de la France contre les installations aéroportuaires de Niamey le 18 juin 2026. Il s’est surtout appesanti sur les enjeux de cette action barbare et les raisons de l’obstination tenace de « cette même France » à déstabiliser notre pays.
Au-delà du vernis qui couvre cette attaque, au-delà de ce que le commun des mortels avait pensé et vu, c’est-à-dire loin de la face visible de l’iceberg que constituent les mercenaires qui avaient attaqué l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, le Général Tiani, lui, s’est intéressé au-dessous de cet acte lâche conçu par la France et exécuté par ses mercenaires.
Afin de donner à ses compatriotes un aperçu clair sur les raisons de cette attaque et leur livrer des informations dont la véracité ne fait l’ombre d’aucun doute, le Président de la République, Chef de l’État, a tenu à rappeler quelques faits dont la France est l’actrice principale.
En guise justement de signes avant-coureurs de l’action menée par « cette même France » contre le Niger en juin dernier, le Général Tiani a rappelé le Conseil de défense spécial que notre « ennemi intime », Emmanuel Macron, avait présidé le 26 Juillet 2023, alors qu’il était en visite dans un département d’outre-mer, en Guadeloupe plus précisément . A l’issue de cette réunion d’urgence, la France, sur qui le ciel est tombé ce jour-là, en déphasage avec la nouvelle donne et de la nouvelle ère qui s’ouvrait pour le Niger, a exigé le retour au pouvoir de son fidèle lieutenant fraîchement déchu dans un délai d’une semaine. « Ils ont décidé, pour la France et contre le Niger, que nous avons une semaine pour rétablir Bazoum, dans le cas contraire, la foudre va s’abattre sur nous », dira le Chef de l’Etat.
En plus, la France, au même moment et face à l’échec de sa manœuvre goupillée en outre-mer, avait actionné la CEDEAO, organisation communautaire fantomatique et pantin du système néocolonial, qui dès le 30 juillet 2023, on se rappelle, avait violemment intimé l’ordre au nouvel ordre établi dans notre pays de rétablir l’ordre constitutionnel, en termes clairs, de rétablir le Président déchu dans ses fonctions, avec à la clé une menace pas du tout voilée d’agresser notre pays.
Toujours comme signes avant-coureurs, on peut citer les débats sur notre pays qu’il y a eus en France et les propos de certains hommes politiques, officiers et diplomates français tant en public que sur le cheval des ondes des médias français. De Vincent Crouzet qui a déclaré sans une once de gêne qu’il est temps pour la France d’organiser et de conduire des opérations de déstabilisation contre notre pays, aux officiers français tels que Pascal Ianni, Thierry Burkhard voire cet autre Officier –Général du même moule qui prédisait le retour de la France dans « ses colonies » en passant par Thierry Breton qui avait révélé sans ambages que « c’est la stupidité de Emmanuel Macron qui a ouvert les yeux aux africains » et que d’ailleurs « l’Europe unie doit combattre cette vision, un des ces trois putschistes doit tomber…l’Afrique n’a pas d’histoire, l’Afrique ne peut diriger le monde », ou le sieur Jean-Noël Barraud, ministre français des Affaires Étrangères devant le Sénat de son pays ou encore Emmanuel Macron lui-même, récemment encore à Nairobi au Kenya, qui, dans ses turpitudes, s’était adonné à son sport favori : donner des leçons aux africains avec condescendance .
Ainsi donc, l’attaque de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, le 18 juin 2026, tout comme toutes les actions subversives menées contre notre pays depuis trois ans, est non seulement minutieusement cogitée, planifiée et exécutée par la France à travers ses tirailleurs contemporains, mais elles sont aussi éventées, à la limite annoncées à travers quelques signes avant-coureurs, les propos de certains acteurs, civils et militaires, faucons du néocolonialisme, les agissements de quelques personnages de l’establishment français, les interventions sibyllines d’hommes politiques d’autres pays occidentaux, maîtres à pensée de la recolonisation de l’Afrique, dont la France est la cheffe de fil.
Il est par conséquent clair que le but de toutes ces manœuvres et de toutes ces agitations de la France et consorts est de réaliser un remake de la colonisation au cours de laquelle « les européens ont envahi nos États Africains, massacré nos populations, pillé allègrement nos richesses et nos ressources pendant des siècles », comme l’a si bien dit le Général Tiani…
Moustapha Alou (ONEP)
