Conférence sur la nutrition au Niger : «La lutte contre la malnutrition, une opportunité économique pour le Niger»

Société
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La Secrétaire générale de l’Institut National de la Statistique (INS), Mme Ibrahim Haoua, a présidé, hier matin à Niamey, la cérémonie d’ouverture d’une conférence sur la nutrition au Niger, à l’occasion de la Journée africaine de la statistique. L’objectif visé à travers cette conférence est de susciter la prise des décisions, la planification et une meilleure communication en faveur de la nutrition sur la base des informations nutritionnelles actuelles, valides et de qualité.

D’après la SG de l’INS, l’organisation de cette conférence fait suite à la publication et la valorisation des résultats des analyses conduites dans le cadre de la mise en œuvre des plans cadre d’analyses 2019-2020 et 2021-2022 de la plateforme nationale d’information pour la nutrition (PNIN). Ces analyses ont porté principalement sur les tendances de la malnutrition et de ses déterminants chez les enfants de cinq (5) ans, afin d’alerter les décideurs et les citoyens sur la nécessité de prendre des actions pour inverser les tendances.

Mme Ibrahim Haoua a fait savoir que la nutrition est l’un des piliers du développement économique. Selon l’étude sur le coût de la faim, la malnutrition sous toutes ses formes contribue pour une baisse annuelle de 7,1% du produit intérieur brut au Niger. Les conséquences de l’inaction contre ce phénomène sont donc énormes en termes de souffrances humaine, sociale et économique. La malnutrition contribue également pour 45% de la mortalité des enfants de moins de cinq ans et est associée à de faibles performances scolaires, à une faible productivité en plus du fardeau budgétaire de sa prise en charge dans les formations sanitaires.

Mme Ibrahim Haoua a, à cet effet, rappelé que le Niger a mis en place un environnement politique et stratégique favorable au développement de la nutrition prenant en compte ses engagements régionaux et internationaux tels que les déclarations de Malabo et Maputo (2002) et au niveau mondial les cibles de la nutrition de l’assemblée mondiale de la santé à l’horizon 2025, celles des objectifs du développement durable à l’horizon 2030, notamment l’ODD2 qui vise à éliminer la faim, assurer la sécurité

alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable.

Selon la secrétaire générale de l’INS, l’un des défis majeurs est de renverser les tendances actuelles de la malnutrition et se mettre sur la voie de l’atteinte de l’ODD2. Pour cela, il est important d’accroitre significativement les investissements dans la prévention et la prise en charge des différentes formes de malnutrition tout en renforçant les capacités de mise en œuvre dans les différents secteurs constructifs. Pour Mme Ibrahim Haoua, le sommet mondial sur la nutrition pour la croissance (N4G), qui se tiendra du 7 au 8 décembre 2021 à Tokyo au Japon, constituera une occasion importante pour orienter la communauté mondiale vers la réalisation des cibles des objectifs de développement durable en particulier, de mettre fin à la malnutrition sous toutes ses formes d’ici 2030, et de renforcer le lien entre l’alimentation, les systèmes alimentaires et la santé.

C’est dans ce contexte, dit-t-elle, de l’indispensable amélioration des investissements en nutrition que l’Union européenne avait d’ores et déjà lancé une initiative visant à appuyer les pays qui font face à une forte prévalence de malnutrition chronique ou retard de croissance et à mettre en place des plateformes nationales d’information pour la nutrition. La secrétaire générale de l’Institut national de la statistique a enfin précisé que la mise en place de cette plateforme doit permettre entre autres de stimuler le dialogue politique et d’influencer positivement le changement décisionnel à partir des analyses permettant de répondre aux questions prioritaires du Niger.

 Farida Ibrahim Assoumane(onep)