Débat de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la sécurité maritime : «C’est un devoir impérieux de sauvegarder la sécurité maritime qui est un gage important pour la paix et le développement international», selon le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération

Société
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Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Hassoumi Massoudou  a participé, le 9  août dernier, par visioconférence, à un débat de haut niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la sécurité maritime. Le chef de la diplomatie nigérienne a souligné que la communauté internationale devrait porter une attention particulière à la piraterie maritime en renforçant notamment les moyens de lutte contre ce phénomène dans le Golfe de Guinée. Il a aussi salué les efforts fournis, au niveau national par les pays côtiers de la zone, ainsi que le précieux appui que leur fournit l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) pour venir à bout de ce fléau.

Le ministre d’Etat a également formulé des recommandations qui peuvent contribuer au renforcement de la sécurité maritime. Celles-ci sont d’ordre politique, juridique et un appel aux partenaires à investir davantage dans les projets et initiatives de développement de façon à créer des opportunités pour les jeunes dans les pays ou régions le plus en proie au fléau de l’insécurité maritime.

M. Hassoumi Massoudou a indiqué qu’aucune partie du monde n’est à l’abri des conséquences de la piraterie maritime qui prend de plus en plus de l’ampleur et compromet dangereusement la liberté de circulation maritime et la sécurité nécessaire aux transbordements des biens et autres marchandises qui contribuent à l’essor du commerce international. La question de la sécurité maritime est un sujet de grande préoccupation pour le continent africain. C’est ainsi qu’il a rappelé l’organisation par l’Union Africaine, du 10 au 15 octobre 2016 à Lomé, du sommet extraordinaire sur la sécurité et la sûreté maritimes en Afrique qui a été l’occasion d’adopter la charte de l’Union Africaine sur la sécurité maritime.

Le ministre d’État Hassoumi Massoudou a ensuite noté que les mers et les océans représentent plus des deux tiers de la surface de notre planète. Des milliards de personnes en dépendent pour leur subsistance. En outre, a- t-il ajouté, les mers et les océans constituent, à un titre ou à un autre, un secteur majeur de l’économie mondiale. «Près de 90% des échanges commerciaux mondiaux s’effectuent par les voies maritimes. Celles-ci sont non seulement des zones de passages stratégiques, mais aussi des espaces privilégiés pour la pêche  ou  l’extraction des hydrocarbures et autres minerais», a-t-il souligné. C’est pourquoi, estime le ministre d’Etat, cette question appelle, plus que toute autre, à un renforcement de la coopération et une meilleure gestion de sa prospérité subséquente. «Nous avons donc le devoir impérieux de sauvegarder la sécurité maritime qui est un gage important pour la paix et le développement international», a souligné M. État Hassoumi Massoudou.

«La sécurité maritime, on le sait, reste précaire malgré les efforts inlassables que nous déployons pour la préserver», a- t-il relevé. Le ministre d’Etat a souligné que la prolifération et la sophistication d’actes criminels en milieu marin sont devenues une menace persistante pour la paix et la sécurité internationales. Ces actes, a-t- il déploré, ont un effet désastreux sur les activités économiques et alimentent les flux financiers illégaux des pays affectés par ce phénomène. «Et le continent africain paie un lourd tribut du fait de ces actes», a- t-il fait remarquer.

Selon le ministre d’État, M. Hassoumi Massoudou, le Niger, pays enclavé dont le port d’entrée le plus proche se trouve à plus de 1000 Km de Niamey, sa capitale, subit de plein fouet l’impact de toute détérioration du climat sécuritaire sur les côtes de ses voisins dotés de littoral maritime et dont les installations portuaires lui servent de point de transit pour son commerce international. Cela s’est souvent traduit par des pénuries de toutes sortes, affectant les prix des denrées de première nécessité, avec des répercussions sociales redoutables.

Oumar Issoufou(onep)