Epidémie de cholera : 213 cas dont 12 décès enregistrés, mais la situation est sous contrôle assure le ministre de la Santé publique

Société
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Lors d’un point de presse animé, le lundi 09 Août 2021, le ministre de la Santé Publique, des Affaires Sociales et de la Population, Dr Idi Illiassou Maïnassara, a annoncé qu’une épidémie de choléra a causé la mort de 12 morts, sur les 213 cas enregistrés au Niger. Faisant la situation de la gastro-entérite au Niger, Dr Maïnasara a déclaré que ‘‘depuis quelques semaines, notre pays enregistre des cas de diarrhées et de vomissements dans les régions de Zinder, de Dosso et de Maradi. Après analyse au niveau du Laboratoire National de Référence, le germe du choléra a été identifié’’, a-t-il annoncé.

Selon le ministre, les 3 régions touchées enregistrent de façon récurrente des épidémies de choléra, avec le plus souvent l’implication des brassages des populations de part et d’autre de leurs frontières. «A la date du 06 Août 2021, au niveau des 3 régions, la situation se présente comme suit : 125 cas dans la Région de Zinder dont 9 décès, 85 cas à Maradi dont 3 décès et 3 cas à Dosso pour 0 décès, soit un total de 213 cas dont 12 décès», a précisé le ministre en charge de la santé. Il a ajouté que les districts sanitaires touchés sont ceux de Tanout, Magaria, Damagaram Takaya et Mirriah dans la région de Zinder; Maradi commune, Madaraounfa et Guidan Roumdji dans la région de Maradi et enfin Gaya et Dogondoutchi dans la région de Dosso. «Des dispositions ont été prises, à savoir l’envoi d’une lettre d’information du niveau central vers les régions depuis le 10 Mai 2021 pour le renforcement de la surveillance suite aux informations reçues du Nigéria voisin ; les échanges réguliers avec les directions régionales de la santé publique, de la population et des affaires sociales sur la situation de choléra dans la sous-région», a-t-il précisé.

Par ailleurs, il a été pré-positionné des kits choléra et des tests de dépistage rapide, en plus du renforcement des stocks au niveau des régions qui ont le plus de cas, alors que des missions d’investigation au niveau de tous les foyers ont été conduites dès la détection des premiers cas par les équipes des districts sanitaires. Le ministre en charge de la Santé Publique, a aussi indiqué qu’il a été mis en place des sites d’isolement et de prise en charge des cas au niveau des foyers de l’épidémie. Par ailleurs, des traitements réguliers des points d’eau et la distribution des comprimés d’Aquatab sont conduits et la population et les différents leaders sont sensibilisés en continu sur les mesures de prévention. «D’autres mesures ont concerné la désinfection intra-domiciliaire et sur les sites de prise en charge, mais aussi le suivi journalier de l’évolution de la maladie à tous les niveaux», a-t-il déclaré.

«La situation est sous contrôle avec la mobilisation locale, l’appui de l’Etat et de ses partenaires, même si nous devons nous préparer davantage et renforcer la vigilance au vu du contexte et du caractère très contagieux de la maladie», a averti le ministre. Aussi, il a conseillé le recours urgent aux services de santé devant tout cas présentant les signes de suspicion de choléra, à savoir la diarrhée, les vomissements, la déshydratation. L’utilisation des toilettes, a ajouté le ministre et à défaut l’enfouissement des selles, la consommation d’une eau potable, de l’eau bouillie ou de l’eau traitée avec les désinfectants (eau de javel, aquatab), le lavage soigneux des mains avant la préparation et la consommation des repas, la propreté de l’environnement, la protection des denrées alimentaires, la désinfection des aliments crus avant leur consommation, le respect strict des conseils donnés par les professionnels de la santé sont autant de précautions qui peuvent empêcher la propagation de la maladie.

Notons que le choléra est apparu pour la première fois au Niger en 1971. Depuis 1990, des épidémies importantes ont été enregistrées notamment en 1991, 1996, 2004, 2010, 2012 et 2018.

Mahamadou Diallo(onep)