Moustapha Alou
Le 06 juillet 2024 selon le calendrier grégorien, premier jour de l’An musulman (1446 après l’Hégire), alors qu’il était 13h30 à Niamey et 12h30 à Ouagadougou et Bamako, s’ouvrait dans la grande salle du Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey le 1er Sommet du Collège des Chefs d’Etat des pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
Ce jour-là, le Général d’Armée Abourahamane Tiani du Niger, le Général d’Armée Assimi Goita du Mali et le Capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso ont marqué au fronton de l’Histoire la Confédération des Etats du Sahel qu’ils venaient de créer.
La Confédération des Etats du Sahel, pensée et voulue par les trois peuples résilients, engagés et décomplexés, forme un ensemble uni et fort, déterminé à couper l’étouffant et encombrant cordon ombilical avec le système tutélaire colonialiste et la camarilla impérialiste contemporaine non sans jeter dans les poubelles de l’Histoire leurs complices, compères et comparses.
Au commencement de cette palpitante et exaltante dynamique de reconquête de la souveraineté pleine et entière des trois Etats et l’indépendance véritable des trois peuples sahéliens unis au demeurant par l’Histoire, la Géographie et aujourd’hui le destin, était l’adoption le 16 Septembre 2023 simultanément à Niamey, Bamako et Ouagadougou de la Charte du Liptako Gourma instituant l’Alliance des Etats du Sahel(AES) toujours sous l’impulsion du Général d’Armée Abdourahamane Tiani, du Général d’Armée Assimi Goita et du Capitaine Ibrahim Traoré.
Aussi, écrivions-nous dans « Le Sahel » du 8 Juillet 2024 : « Ainsi est mise sur orbite, à Niamey, la Confédération AES qui, incontestablement se lancera à une vitesse vertigineuse, en empruntant une trajectoire rectiligne du progrès, écrasant sur son passage, forces hostiles, conglomérats communautaires louches et combinards, attentistes, hésitants, pessimistes, esprits chagrinés, ennemis internes et externes ».
Effectivement, un an après, on se rend à l’évidence, au vu des progrès réalisés et résultats enregistrés dans tous les domaines, que la Confédération AES poursuit son chemin avec lucidité et détermination malgré les embûches, l’adversité et l’hostilité cultivées et entretenues par la France, certains pays occidentaux et des ennemis internes.
Plusieurs rencontres sectorielles dans le domaine de la Défense, de la Sécurité, de l’Economie, des Finances, des Affaires Étrangères et de la Coopération, de la Justice, du Commerce, de la Santé, de la Communication et des Nouvelles Technologies, de la Promotion de la Femme (existence dans chaque pays d’une plateforme Nationale des femmes AES) ont été organisées tout au long de cette première année d’existence de la Confédération dans le cadre d’une meilleure coordination des actions .
La communication institutionnelle de la Confédération est en train d’être mise en œuvre jour après jour, donnant ainsi une visibilité à la nouvelle organisation communautaire qui d’une part depuis un an s’affirme chaque jour un peu plus et, d’autre part, marque de plus en plus sa présence sur la scène internationale.
Le 22 février 2025, le drapeau de la Confédération a été officiellement lancé à Bamako au Mali, à l’occasion d’une réunion des ministres des pays membres de ladite organisation.
Le 3 mars 2025, les trois Chefs d’Etat ont assisté, simultanément à Niamey, Bamako et Ouagadougou, à la montée des couleurs nationales et du drapeau de la Confédération.
Deux mois auparavant, le logotype de la Confédération, conçu par un compatriote pour refléter l’essence de l’organisation, a été validé par les trois Chefs d’Etat puis dévoilé au grand public.
Après le logotype, les Chefs d’Etat des pays membres de la Confédération ont donné leur onction à la devise proposée par les experts : UN ESPACE-UN PEUPLE-UN DESTIN.
Dans la matinée du lundi 9 Juin 2025, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le Général d’Armée Assimi Goita et le Capitaine Ibrahim Traoré ont respectivement présidé à Niamey, Bamako et Ouagadougou la cérémonie officielle de l’exécution de l’hymne de la Confédération, le ‘‘Sahel Benkan’’ ou ‘‘La Confédérale’’.
Le 31 mai dernier, au cours de l’entretien qu’il a accordé à la RTN, le Président de la République, Chef de l’Etat est largement revenu sur l’état de la Confédération qui continue, contre vents et marées sa marche inexorable et le processus irréversible de sa construction.
Le Chef de l’Etat a expliqué que trois piliers ont été retenus comme étant des piliers impérativement communs aux trois Etats : la Défense-Diplomatie-Développement.
Sur le plan défense et sécurité, un an après la création de la Confédération, on relève que la force unifiée qui est une force expéditionnaire de 5 000 hommes est opérationnelle et mène des actions tripartites ou bilatérales.
S’agissant de la diplomatie, toutes les décisions prises au nom de la Confédération font l’objet d’une concertation entre les trois Etats.
Effectivement, chaque fois que l’occasion se présente les trois ministres en charge des Affaires Etrangères de l’AES donnent ensemble ou individuellement des détails sur les relations entre la Confédération et les autres pays du monde.
La création de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement dont le capital est estimé à plus de 300 milliards constitue un symbole fort de la solidarité et de la volonté des trois Etats à amorcer ensemble, dans le même élan l’essor de la Confédération.
Dans les domaines de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la culture, le premier forum de la jeunesse de la Confédération s’est tenu il y a quelques jours à Niamey parallèlement à la première édition des jeux de l’AES organisée du 21 au 28 juin 2025 à Bamako au Mali. Puis du 1er au 03 juillet 2025, s’est tenue à Bamako le premier Sommet des jeunes et des adolescents de la Confédération AES.
Toutes ces actions sont coordonnées avec efficacité et pragmatisme dans chaque pays par un Comité National chargé de l’opérationnalisation de la Confédération AES dont les missions se concentrent sur deux axes principaux : rendre opérationnelle l’AES telle qu’elle a été instaurée par la Charte du Liptako Gourma et ancrer l’idée de la finalité d’une Confédération.
Alou Moustapha (ONEP)
