Moustapha Alou
A l’instar des travailleurs du monde entier, les employés des secteurs public, parapublic et privé de notre pays ont commémoré, le vendredi 1er mai 2026, le 140ème anniversaire du drame de Chicago communément appelé la Fête du Travail.
Cette année, en lieu et place des défilés traditionnels, rassemblements bruyants et autres activités festives habituelles, les organisations des travailleurs ont mené des actions de sensibilisation sur le thème de la journée « le travailleur nigérien, acteur de la refondation », organisé des prières collectives tant à Niamey qu’à l’intérieur du pays.
Employés et employeurs ont, dans la communion des cœurs et des esprits, prié pour le Niger, la Confédération des Etats du Sahel(AES) tout en apportant leur soutien aux forces de défense et de sécurité de notre pays à qui ils ont rendu un vibrant hommage et au peuple malien particulièrement qui a fait l’objet d’une attaque terroriste lâche et barbare il y a quelques jours.
C’est justement dans ce contexte particulièrement difficile à tous égards, marqué par des urgences multiples, défis multiformes à tout point de vue et malgré les fortes attentes voire profondes aspirations du peuple dans tous les secteurs d’activité, que les autorités de la Refondation, au premier rang desquelles (pour employer cette formule si chère à certains de nos confrères), le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani s’efforcent ,et elles y arrivent ,à garantir aux travailleurs du secteur public la juste rétribution du devoir accompli, le paiement des salaires, non sans prendre des mesures sociales pour améliorer leurs conditions de vie et cadres de travail .
La journée du 1er Mai, date historique et symbolique pour les travailleurs, a été pour le gouvernement une occasion de réaffirmer son attachement à la satisfaction des intérêts des travailleurs et son engagement à créer toutes les conditions d’un partenariat sincère et durable avec les acteurs sociaux.
Pour les organisations des travailleurs, cette journée historique a été, en outre, mise à profit pour jeter un regard rétrospectif sur l’état des rapports professionnels, évaluer les grands chantiers sociaux et surtout soumettre leurs doléances au gouvernement.
Le 1er mai a été aussi une journée de retrouvailles et d’échanges entre employeurs et employés sur des sujets ayant trait à la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs, les défis et les perspectives pour le monde du travail dans ce contexte de refondation de la République et de mobilisation générale pour la défense de la patrie.
En cette année 2026, la fête du Travail est intervenue, c’est du reste un secret de polichinelle, dans un environnement national dominé par la mobilisation générale pour la défense de la patrie dont l’ordonnance y relative a été signée par le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
A l’annonce de la signature de cette ordonnance, les organisations patronales et des travailleurs avaient exprimé, à travers des déclarations, actions de communications et une participation active à des marches et rassemblements de la société civile, leur adhésion totale aux objectifs de cette mesure tels que définis par les autorités compétentes.
C’est donc fort de cet engagement, auquel ils ont précédemment souscrit, que tout au long de la journée du 1er Mai 2026, les travailleurs ont réaffirmé leur engagement patriotique à accompagner l’Etat dans l’organisation, la préparation et la mise en œuvre de cette mobilisation générale pour la défense de la patrie.
Moustapha Alou (ONEP)
