Depuis maintenant plusieurs mois, la ville de Maradi rencontre des problèmes dans la distribution du carburant aux usagers. Ces problèmes prennent de l’ampleur et font apparaitre de temps en temps un semblant de pénurie qui alimente toute sorte de spéculation. Face à ce problème, le gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police a réuni tous les acteurs du secteur pétrolier pour comprendre les causes de ce dysfonctionnement afin de trouver des solutions urgentes.
Selon le chef d’antenne de l’Agence Nigérienne de Normalisation, de Métrologie et de conformité, Monsieur Abdou Maliki, une enquête menée par son agence a relevé plusieurs raisons qui sont à la base de ce problème. Il s’agit du non-respect des heures d’ouverture des stations-services, ce qui favorise la rétention des stocks ; le non-respect des consignes qui amène souvent les gérants ou pompistes à exagérer sur le volume à vendre aux clients, la vente informelle, le reversement, entre autres. La parole qui fut donnée aux participants a permis de mieux cerner le problème. Entre autres solutions retenues par le gouverneur de la région de Maradi, il a interpelé la SONIDEP sur le volume du carburant à mettre à la disposition de la population. Les besoins ayant augmenté depuis le retrait de la subvention du pétrole au Nigéria, la consommation à Maradi a explosé et la quantité qui est mise à la disposition de la population n’a nullement augmenté. Il a demandé aux promoteurs des stations de tout mettre en œuvre pour faire leurs commandes dans la semaine pour éviter les pénuries qui surviennent les week-ends. Le gouverneur a insisté sur la vente informelle de l’essence dans les quartiers de Maradi. « Nous prendrons toutes les dispositions utiles pour empêcher la vente en détail de l’essence dans les rues » a-t-il déclaré.
Toutefois, il a demandé aux détenteurs de ces stations de s’abstenir de vendre aux revendeurs de la rue. Pour éviter tout reversement de l’essence sur le marché noir, la décision suivante a été prise : aux motocyclistes, la vente ne doit pas excéder 1 000 FCFA, le taxi tricycle 2 000 FCFA, les véhicules de transport ou particuliers de 5 000 à 10 000 FCFA. Il a demandé aux pompistes d’être vigilants car certains ont recours à de fausses autorisations pour s’approvisionner. Enfin il a indiqué que pour ce qui est de la vente en détail de l’essence dans la rue, le conseil national de sécurité et les FDS veilleront à l’application de cette mesure.
Tiémogo Amadou
ONEP Maradi
