Moustapha Alou
Il y a cinquante ans (50) ans, le quotidien « Le Sahel» , sous la plume de Joseph Keita, l’un de ses envoyés spéciaux au 1er championnat de lutte traditionnelle organisé à Tahoua, nous apprend que « le champion du Niger Kantou Ango fut habillé d’un complet tout neuf offert par le chef de canton, le préfet lui passa autour du cou le sabre traditionnel et on lui amena un cheval d’une valeur de 40 000 FCFA offert par le préfet du département, M. Badéri Mahamane. Le champion fut vivement acclamé par toute l’assistance ».
« Les autorités de Tahoua, bien que prises de court, ont pu réserver un accueil convenable aux différentes délégations des autres départements, qui ont eu à apprécier cette hospitalité légendaire que l’on retrouve à travers tout le pays », lit-on dans le numéro 258 du quotidien « Le Sahel » de cette matinée du 28 février 1975.
Le quotidien « Le Sahel » de poursuivre : « Six jours durant, les athlètes venus de tous les coins du Niger se sont affrontés. Ils se sont sentis chez eux et les différents contacts qu’ils ont tant avec leurs homologues des autres départements qu’avec le public et les autorités ne furent que bénéfiques et instructifs. Les défaites ou échecs de la journée furent largement oubliés au cours des soirées récréatives animées par des artistes du département de Tahoua qui ont fait montre d’esprit de renouveau et de créativité ». « Ce premier championnat fut à tout point de vue une réussite », conclut l’envoyé spécial du quotidien « Le Sahel ».
Ainsi donc, le championnat national de lutte traditionnelle, qui est passé à Sabre National puis, désormais, à Kokowa, Kokowa Gargajiya dira avec plus de précision le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a 50 ans. Ce changement de nom est intervenu, on se rappelle, à la faveur de la dynamique de reconquête de la souveraineté nationale, du renforcement du sentiment national, de l’appropriation et la promotion de nos valeurs culturelles.
Les activités entrant dans le cadre du cinquantenaire du sport roi, qui au demeurant est en passe de devenir un sport national, débuteront cet-après midi à Tahoua où tout avait commencé.
Et, comme en 1975, l’Office National d’Edition et de Presse (ONEP), éditeur du quotidien « Le Sahel », de l’hebdomadaire « Sahel Dimanche » et du trimestriel « Sahel Mag », qui a été, du reste, le seul organe à couvrir la première édition du 19 au 24 février 1975, à Tahoua, ne faillira pas à sa mission qui est de vous faire vivre l’événement, chaque jour, à travers les comptes-rendus de ses envoyés spéciaux .
En organisant cet événement emblématique, véritable creuset de l’unité et de la solidarité nationale, les autorités de la Refondation tiennent à réaffirmer leur attachement aux valeurs culturelles nationales et leur engagement invariable pour faire rayonner la culture nigérienne.
En réunissant les fils et filles de la Nation dans une activité culturelle et sportive, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, et son gouvernement envoient un message clair, urbi et orbi : chaque combat de ce cinquantenaire doit un être un acte de patriotisme qui célèbre la culture nigérienne et qui reflète la résilience, la fraternité et la solidarité d’un peuple décidé à vaincre.
Moustapha Alou (ONEP)
