Moustapha Alou
S’il est admis que l’année 2023 a été le temps de la solidarité agissante avec la signature de la Charte du Liptako-Gourma créant l’Alliance des Etats du Sahel (AES), s’il est manifeste que 2024 a été l’année de la consécration avec la création de la Confédération AES, et s’il est incontestable que l’année 2025 a été la période de l’opérationnalisation des trois (3) piliers de l’AES, il est patent que l’année 2026 sera l’année du sacre de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
C’est ainsi qu’il faut appréhender et recevoir toutes les décisions prises à l’issue de la 2è session du Collège des Chefs d’Etat des pays membres de l’AES qui s’est achevée hier soir à Bamako au Mali.
C’est, également, ainsi qu’il faut interpréter, admettre, intérioriser pour, in fine, s’approprier les vibrants et retentissants messages adressés à l’opinion confédérale et au monde, hier à Bamako, par le Général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali, Président en exercice sortant du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, Président en exercice entrant de la Confédération et le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’Etat du Niger.
C’est ainsi, en fin, qu’il faut saisir et comprendre toute la détermination du peuple sahélien de l’AES à reconquérir sa souveraineté, son indépendance véritable, consolider cette solidarité agissante et de tous les instants qui le caractérise, assurer sa propre sécurité en écrasant forces hostiles, pantins de certaines puissances impérialistes, ennemis internes et externes, se déployer dans des actions de développement et dans l’œuvre de construction confédérale.
En effet, aujourd’hui, dans la Confédération AES, la souveraineté n’est ni un vœu pieux encore moins un slogan, elle est devenue un label, que chaque fille et chaque fils de la Confédération est tenu de défendre et protéger.
La souveraineté est, au surplus, un sacerdoce pour les trois Chefs d’Etat et un engagement individuel et collectif quotidien qui se traduit par des actes concrets, le pragmatisme, le réalisme dans chacun des trois pays de la Confédération.
Au demeurant, on relève pour s’en réjouir que, dans cette démarche de reconquête de la souveraineté dans tous les domaines, le peuple de l’AES est en avance sur les Etats comme l’atteste leur adhésion aux idéaux prônés par les trois Chefs d’Etat et surtout l’engouement suscité par les actions de la Confédération auprès de cette jeunesse nombreuse, digne, pleine d’énergie et d’initiatives et des autres couches sociales.
Cet élan populaire constitue, à n’en point douter, une balustrade, un gage de construction d’une confédération des peuples, un rempart contre lequel s’écraseront les ennemis internes qui se sont trouvés subitement une âme de rédempteur après avoir tout perdu et leurs sponsors impérialistes, dont principalement la France, auxquels la moutarde monte chaque jour un peu plus au nez et la mayonnaise englue l’esprit.
Cet engouement est une réponse cinglante à tous ceux qui, de près ou de loin, pensent toujours refaire le monde et ramener le peuple de l’AES dans un passé à jamais révolu, jalonné de domination, d’humiliation et de pillage systématique et sans discernement des ressources naturelles enfouies dans les entrailles du sous-sol sahélien et répandues sur son sol.
Cette adhésion massive des populations des trois pays aux actions entreprises et menées à bien pour le bien et le bonheur de notre espace commun par les trois Chefs d’Etat, s’inscrit résolument dans le cadre de la reconquête de notre souveraineté nationale et la réhabilitation de notre dignité légendaire.
Plus d’un an après le Sommet de Niamey qui a porté la Confédération sur les fonts baptismaux, l’heure est venue d’évaluer le chemin parcouru à travers la mise en œuvre de la feuille de route de l’an 1 de la Confédération, les défis actuels et futurs, les enjeux de l’heure et les perspectives qui se dégagent pour la Confédération.
C’est ainsi qu’il faut résumer les travaux du 2ème Sommet du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération AES qui ont tenu en haleine les populations de l’AES et dont les résultats ont reflété le caractère sacré de la souveraineté dans l’espace AES et les aspirations profondes du peuple sahélien.
Moustapha Alou (ONEP)
